Expérimentation
2,3 millions d'animaux sont chaque année soumis en France à des expériences dans les laboratoires. Primates, chats, chiens, rongeurs, poissons, sont utilisés dans la recherche médicale ou scientifique, dans l'industrie alimentaire, chimique, ou cosmétiques, dans l'enseignement ou le cadre militaire. Pour ces expériences, les animaux peuvent être rendus délibérément malades, forcés d'ingurgiter des substances toxiques, mutilés, privés de leurs comportements naturels ou de la satisfaction de leurs besoins essentiels. La réglementation qui les protège est très faible : elle autorise par exemple de soumettre les animaux à des souffrances sévères et prolongées et n'impose pas l'anesthésie. Les informations rendues publiques par les laboratoires et les industries sont réduites au strict minimum, maintenant la société civile en dehors du débat. Alors que l'industrie et les institutions peinent à concevoir une science plus éthique, de nombreux scientifiques contestent la validité du modèle animal non-humain. Mais le manque de moyens alloués aux alternatives, la méconnaissance de ces méthodes par un pan du corps scientifique, et les obstacles administratifs à leur validation, freinent la mise en œuvre des techniques alternatives, même lorsqu'elles sont plus fiables que les tests sur animaux.

EELV
Patrick Balkany (UMP)
UMP
Animaux de compagnie
MHAN
François Hollande (PS)
Nicolas Sarkozy (UMP)
Jacques Cheminade (S&P)
François Bayrou (MoDem)
MoDem