Fourrure
180 000 visons sont élevés en France pour leur fourrure, sur une vingtaine de sites seulement. L'élevage se fait en cages de batterie de dimensions réduites et souvent nues. Le bien-être des visons en cages est sévèrement compromis. Le panel scientifique pour la santé animale de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) (1) rapporte une très haute mortalité juvénile (entre 20 et 35% des petits) et une fréquence élevée de comportements anormaux (stéréotypies, agressivité, automutilations). L'absence d'un point d'eau pour la baignade constitue également une restriction comportementale importante pour ces animaux semi-aquatiques. Dans la nature, ces animaux solitaires occupent un territoire de plusieurs kilomètres carrés et peuvent parcourir 40 kilomètres chaque jour. Ils passent une part importante de leur temps dans l'eau des rivières. L'abattage des visons en élevage est à la charge des éleveurs : ils sont généralement gazés en masse. D'autres animaux comme les chinchillas, les myocastors et les lapins sont également élevés en France pour leur fourrure. Au Royaume-Uni, en Autriche, en Suisse ou en Croatie, les élevages d'animaux pour la fourrure ont disparu, grâce à des interdictions réglementaires ou des normes de bien-être animal plus élevées, que l'industrie n'a pas souhaité suivre.
(1)The welfare of animals kept for fur production, EFSA, 2001

Olivier Véran (PS)
Jean-Claude Buisine (PS)
Patrick Balkany (UMP)
UMP
Animaux de compagnie
MHAN
Nicolas Sarkozy (UMP)
Jacques Cheminade (S&P)
S&P
François Hollande (PS)
François Bayrou (MoDem)
MoDem 

