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le 18 juillet 2016 - Communication officielle → Prise de position marquante → Local

EELV 40 participe à la manifestation unitaire anticorrida du 23 juillet 2016 à Mont de Marsan

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Les positions d’Europe Écologie les Verts sur les corridas sont connues et claires. Elles constituent pour nous, une mise en spectacle de la torture animale et doivent être progressivement abolies. (...) nous condamnons cette dérogation à la répression des cruautés sur animaux, datant de 1963, dont bénéficient les corridas en Aquitaine. (...) EELV Landes dénonce fermement ces subventions, qu’elles soient directes ou indirectes ; attribuées par les institutions aux organisateurs de corridas et aux écoles de tauromachie. EELV Landes appelle à une participation pacifique et sera présente à la manifestation unitaire anti corrida le 23 juillet 2016 à Mont de Marsan.
(extrait du communiqué d'EELV Landes)

communiqué d'EELV Landes :

Propositions EELV Landes quant à la corrida (juillet 2016)

Publié le 18 juillet 2016 dans Actualité
Pourquoi :

1 – Protection des mineurs et droits de l’enfant : « Violence physique et mentale » :

Le Comité des Droits de l’Enfance de l’ONU à la Corrida dans son collimateur et a rendu ses observations pour la France le 26 Janvier 2016.
Pays après pays (Portugal, Colombie, Mexique, Pérou, et la France) le verdict du comité tombe, clair et précis.

« Une telle pratique est contraire à la Déclaration des droits de l’enfant » (Comité international des droits de l’Enfant de l’ONU).

Dans son article 19, la Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE) garantit en effet « le droit pour tous les enfants âgés de moins de 18 ans (garçons et filles) à un niveau de vie favorable à leur développement physique, psychologique, moral et social ainsi que l’obligation pour les États parties d’adopter les mesures assurant cette protection de l’enfant ».

Pour la France, dans son article 43, il rappelle son observation générale de 2011 sur le droit de l’enfant « d’être protégé contre toutes les formes de violence. Le Comité recommande à l’État d’accélérer l’adoption d’une stratégie globale visant à prévenir et combattre toutes les formes de violence à l’égard des enfants, dans le cadre de la politique générale de protection de l’enfance ».

Il recommande également, « à l‘état partie, de prendre des mesures législatives et administratives, afin de protéger tous les enfants impliqués dans la formation et les spectacles de tauromachie, ainsi qu’en leur qualité de spectateurs. »

Et pourtant, cette alerte relayée par le collectif PROTEC (PROtégeons les Enfants des corridas constitué de Psychiatres et psychologues opposés à l’accès des moins de 16 ans aux corridas) et toutes les associations partenaires n’a aucun écho auprès de notre gouvernement.

En effet, L’article 521-1 du code pénal n’est pas appliqué dans la « nouvelle Aquitaine » et sur notre territoire landais. L’exception culturelle et la tradition « locale ininterrompue » font que les courses de taureaux peuvent se poursuivre sans risquer deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.

Les territoires qui bénéficient de cette dérogation au titre de la « tradition locale ininterrompue » sont certaines zones d’une douzaine de départements du Sud de la France dont 3 départements de la région Aquitaine (Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques).

Existe-t-il d’autres dispositions du Code pénal prévoyant une immunité légale en cas de tradition ? La réponse est non hormis les combats de coqs dans les « hauts de France ».

Dans nos Landes, quel que soit son âge, un enfant peut assister aux corridas ou intégrer une école taurine dès l’âge de 7 ans. L’Espagne quant à elle, avec la municipalité de Madrid, affiche sa volonté de supprimer les subventions à ces formations passéistes ainsi l’école taurine de Madrid a ainsi fermé ses portes le 30 juin dernier.

Dans les 22 places Landaises, les affiches, apposées par les municipalités, expriment à grand renfort de publicité, l’accès gratuit aux enfants et aux adolescents.

Les élus locaux et les « gestionnaires des arènes » vont à contre sens des recommandations du Comité des Droits de l’Enfance de l’ONU.

Nous vivons, tous les jours, dans une violence relayée par les informations et les réseaux sociaux. Devons permettre au nom d’une « tradition locale ininterrompue » aux générations futures, d’être spectateurs de cette barbarie ?

2_ Non-sens économique et choix incohérents vis à vis du soutien à la culture :

En ces temps de crises sociales, écologiques et budgétaires… l’Europe, les collectivités territoriales, les communes et les contribuables… doivent-ils continuer à financer les corridas et les écoles de Tauromachie ?!

Les spectacles tauromachiques ne sont autorisés que dans trois pays européens: l’Espagne, le Portugal et le sud de la France. Il est incohérent que l’Europe subventionne le développement de la tauromachie (par ailleurs déficitaire en raison de la désaffection grandissante du public), vestige d’un passé où les animaux étaient considérés comme des objets insensibles ?

En Espagne, les éleveurs de taureaux destinés aux corridas ont reçu près de 72 millions d’euros par an au titre de la PAC (Données de Janvier 2013). Des centaines de millions d’euros versés par l’Europe, à trois de ses États membres; en soutien à une activité illégale dans les vingt-quatre autres. Fonds utilisés pour promouvoir la torture animale, mise en spectacle, plutôt que de répondre aux besoins sociaux économiques d’une réelle culture en péril (Accès à la culture, statut des intermittents du spectacle, cultures régionales : langue occitane, basque, course landaise, groupes folkloriques.)

En Octobre 2015: le Parlement européen vote la fin des subventions aux éleveurs de taureaux de combat. Un an après le dernier vote du Parlement européen sur la question, 64 % des eurodéputés présents se sont positionnés contre les subventions en faveur de la tauromachie, dans le cadre du budget 2016 des subventions agricoles européennes.

Toutefois, le vote de cet amendement, porté par les Verts, devra être approuvé par le Conseil de l’Union Européenne, ainsi que par les différents ministres européens des finances, avant d’être transposé en une loi applicable. Malheureusement, la Commission européenne a rejeté cette proposition, considérant que cette mesure n’était juridiquement pas applicable puisqu’on ne peut discerner l’élevage du taureau de combat de tout autre élevage bovin. Ainsi, les ganaderos (éleveurs de taureaux de combat) continueront d’être payés, par nos impôts, au même titre que les éleveurs de bovins.

Localement, toutes les places taurines sont subventionnées par nos impôts. Pour Mont de Marsan, 400 000€, votés le 6 octobre 2015 sont fléchés pour l’achat des taureaux. Ce montant n’inclus pas les salaires des toreros, des quadrilles et de la publicité afférente.

Les positions d’Europe Écologie les Verts sur les corridas sont connues et claires. Elles constituent pour nous, une mise en spectacle de la torture animale et doivent être progressivement abolies. Ces pratiques créent (sous couvert de tradition ininterrompue), une véritable tolérance vis-à-vis de la violence, par ailleurs fermement dénoncée lorsqu’il s’agit du milieu scolaire, de manifestations ou du cercle familial. Et, nous condamnons cette dérogation à la répression des cruautés sur animaux, datant de 1963, dont bénéficient les corridas en Aquitaine.

AUSSI :

EELV Landes demande l’application des recommandations de l’ONU, dans sa convention relative aux « droits de l’enfant » en interdisant l’accès aux mineurs de moins 16 ans, à ces spectacles de corridas, justifiant la violence, sous prétexte de « spectacle culturel et sportif ».

EELV Landes dénonce fermement ces subventions, qu’elles soient directes ou indirectes ; attribuées par les institutions aux organisateurs de corridas et aux écoles de tauromachie.

EELV Landes appelle à une participation pacifique et sera présente à la manifestation unitaire anti corrida le 23 juillet 2016 à Mont de Marsan.