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le 13 juin 2011 - Source associative → Nationale

Jean-François Copé défend l’inscription de la tauromachie à l’inventaire du patrimoine culturel français

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Sur le site Pression Ethique Anti-Corrida :

Extraits de la réponse de Jean-François Copé suite à l'inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel de la France :

Chère Madame,

Vous avez bien voulu attirer mon attention sur l’inscription de la tauromachie à l’inventaire du patrimoine culturel français.
Pour admettre un dossier à l’inventaire national, le critère retenu est l’appartenance au patrimoine culturel immatériel tel que défini dans l’article 2 de la convention : pratique vivante, qu’une communauté reconnaît comme sienne et qui lui procure un sentiment d’identité, appartenant aux domaines visés par la convention (manifestations collectives, traditions orales, musiques, chants, danses, savoir-faire).
Il s’agit donc d’une procédure différente de la procédure UNESCO, qui est pilotée par l’organisation internationale et qui vise à la promotion et parfois à la sauvegarde de pratiques culturelles menacées, notamment dans les pays les plus pauvres. Ce recensement n’est rien d’autre que la prise en compte scientifique de la dimension culturelle de la corrida telle qu’elle est vécue et pratiquée en France dans « les régions de tradition taurine ininterrompue ».
En outre, l’inscription ne procure aucun effet de droit et ne vaut ni reconnaissance, sinon celle d’une culture vivante qui contribue à l’identité des régions où elle se pratique, ni protection à quelque titre que ce soit, à la différence de la procédure UNESCO
A fortiori, l’inscription n’implique aucune approbation morale et se borne uniquement à relever l’existence factuelle de la pratique et le développement à l’entour d’un certain nombre d’éléments de nature culturelle (rituels, œuvres inspirées, rassemblements populaires, pratique d’un vocabulaire spécifique…).
En outre, cette inscription de la corrida à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de notre pays n’a rien de novateur et il apparaît exagéré de parler d’une « spécificité française » quant à la reconnaissance culturelle de la corrida. La France n’est pas le premier Etat à avoir procédé à une telle inscription puisque plusieurs régions autonomes espagnoles – celles de Madrid, Castille-La-Manche et Murcie –, juridiquement compétentes selon la Constitution de ce pays, l’ont fait en achevant notamment le processus de déclaration de la tauromachie comme « bien d’intérêt culturel ».
Espérant avoir répondu à vos préoccupations et restant à votre entière disposition, je vous prie de croire, Chère Madame, à l'expression de mes sentiments fidèles et dévoués.

Jean-François COPÉ