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le 29 septembre 2015 - Question parlementaire

Laurence Abeille demande un âge minimum pour les corridas, conformément aux recommandations du comité des droits de l'enfant de l'ONU

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À la lumière de ces recommandations [du comité des droits de l'enfant, organe des Nations unies], elle lui demande quel âge minimum le Gouvernement entend imposer pour l'accès aux spectacles tauromachiques avec mise à mort en tant que spectateur, pour la participation à ces spectacles, et pour l'inscription dans les écoles de corrida, et quelles mesures il entend-il mettre en œuvre pour sensibiliser les citoyens à la violence physique et mentale associée à la corrida et son impact sur les enfants.
(extrait de la question)

Question écrite de Laurence Abeille, députée du Val-de-Marne :

Mme Laurence Abeille alerte Mme la secrétaire d'État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l'enfance, des personnes âgées et de l'autonomie sur l'accès aux spectacles de corrida pour les enfants. Le comité des droits de l'enfant, organe des Nations unies chargé de vérifier l'application de la Convention relative aux droits de l'enfant, a explicitement signifié ces deux dernières années ses préoccupations et ses recommandations à propos des corridas. Il en a fait part au terme de sa 65ème session, dans ses conclusions émises en février 2014 à propos du Portugal (où se pratiquent des corridas de type portugais, à cheval et avec mise à mort hors de l'arène), et au terme de sa 68ème session, dans ses conclusions émises en février 2015 à propos de la Colombie (où se pratiquent, comme en France, des corridas de type espagnol). Il y engage notamment les États à « prendre les mesures législatives et administratives permettant de protéger tous les enfants » soit « qui assistent à la corrida en tant que spectateurs », soit « qui participent à un apprentissage de la tauromachie », et engage aussi les États à « mener des campagnes de sensibilisation sur la violence physique et mentale liée à la tauromachie et sur ses effets sur les enfants ». Le comité estime donc que l'intérêt supérieur de l'enfant prime sur la responsabilité parentale, et que l'État se doit d'intervenir. À la lumière de ces recommandations, elle lui demande quel âge minimum le Gouvernement entend imposer pour l'accès aux spectacles tauromachiques avec mise à mort en tant que spectateur, pour la participation à ces spectacles, et pour l'inscription dans les écoles de corrida, et quelles mesures il entend-il mettre en œuvre pour sensibiliser les citoyens à la violence physique et mentale associée à la corrida et son impact sur les enfants.