Animaux liminaires

2 députés demandent d'interdire la gestion létale des populations de pigeons et de développer les pigeonniers contraceptifs

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Personnalités politiques (2)

Photo Lionel Royer-Perreaut
Lionel Royer-Perreaut Député (13), Maire (13) Renaissance

Question parlementaire

Pigeonniers contraceptifs Nationale

Question écrite de M. Lionel Royer-Perreaut député (Renaissance - Bouches-du-Rhône) :

M. Lionel Royer-Perreaut attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le traitement des pigeons en milieu urbain. La prolifération des pigeons en zone urbaine provoque des désagréments et oblige les municipalités à essayer de réguler cette espèce. De nombreuses communes ont recours à des méthodes particulièrement violentes pour arriver à cette fin. Ainsi, des campagnes de capture puis de gazage des pigeons sont organisées. On a aussi pu observer dernièrement des tirs aux pigeons orchestrés en pleine ville, ce qui, au-delà de l'acte de régulation, peut poser des problèmes de sécurité publique. Pourtant, il existe des méthodes beaucoup plus éthiques pour limiter les populations de pigeons en milieu urbain. Ainsi, des pigeonniers contraceptifs peuvent être installés. Du maïs contraceptif peut aussi être donné à manger aux pigeons. Il l'interroge donc sur la persistance des méthodes létales de régulation des pigeons, au détriment des solutions plus éthiques.

Question écrite de Mme Ségolène Amiot députée (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale - Loire-Atlantique) :

Mme Ségolène Amiot alerte M. le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les méthodes létales utilisées pour la gestion des populations de pigeons dans les villes françaises. Dans de trop nombreuses villes encore, des méthodes cruelles et complètement anachroniques sont utilisées pour faire diminuer le nombre de pigeons. Campagnes de captures et de gazage, tirs, stérilisations chirurgicales violentes et inadaptées, effarouchement par des rapaces etc. provoquent toutes des morts traumatisantes pour les animaux notamment à cause de la souffrance, du stress qu'elles engendrent et de la lente agonie qu'elles provoquent dans de nombreux cas. Suite à l'alerte de l'association Zoopolis de Saint-Herblain en Loire-Atlantique, on découvrait même au début du mois de mars 2024 les méthodes moyenâgeuses du prestataire chargé de réguler la population de pigeons : la torsion du cou. Il est très surprenant que des méthodes aussi cruelles soient encore d'actualité en 2024 quand des méthodes alternatives éthiques et efficaces peuvent être mises en place facilement. Certaines villes utilisent même leurs propres agents municipaux pour effectuer ces captures et tueries. Il apparaît alors aussi nécessaire d'interroger les conséquences psychologiques que ces pratiques cruelles peuvent avoir sur ces fonctionnaires. D'autres solutions existent pourtant pour gérer, sans cruauté, les populations de pigeons en ville. L'utilisation de pigeonniers contraceptifs ou encore de maïs contraceptif (adapté à l'alimentation des pigeons et présentant de faibles risques pour les autres espèces) peuvent être facilement mises en place dans les villes françaises et remplacer les méthodes utilisées jusqu'à présent dans de nombreuses municipalités. Comme en témoignent les nombreux succès des campagnes de prévention des associations qui, comme Zoopolis, luttent contre ces pratiques cruelles, les villes ignorent très souvent les pratiques utilisées par leurs prestataires pour réguler les populations de pigeons, néanmoins, elles sont nombreuses à changer de méthodes quand elles sont mises au courant. Elle lui demande donc d'aller dans le sens de l'histoire, de lutter contre la cruauté animale et donc d'exiger l'interdiction de ces pratiques létales pour gérer les populations de pigeons en ville.

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Crédits

Soumis par Thierry Lherm

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Attentes citoyennes

85%

des Parisiens
considèrent que les dispositifs dits «éthiques» comme les pigeonniers respectent le bien-être animal

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78%

des parisiens
souhaitent pouvoir cohabiter avec des animaux en liberté dans les espaces publics (oiseaux, poissons, écureuils, chats)

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