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le 19 février 2013 - Question parlementaire

Francois Loncle souhaite interdire le commerce international des ours polaires

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Aussi, il aimerait savoir si elle envisage de demander, à l'instar des États-unis, de la Russie, de l'Autriche et de l'Allemagne, l'inscription de l'ours polaire à l'annexe I de la CITES, ce qui permettrait d'interdire le commerce international de ces mammifères, tout en ne remettant pas en cause la pratique de la chasse de subsistance traditionnelle par les Inuits.
extrait de la question (réponse du gouvernement)

Question parlementaire de Francois Loncle, député de L'Eure :

M. François Loncle interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la protection des ours polaires qui sont menacés de plusieurs dangers. Ces grands mammifères carnivores, originaires des régions arctiques et vivant sur la banquise, se répartissent dans cinq régions, l'Alaska, le Groenland, la Russie, la Norvège et le Canada. On en dénombre environ 22 000, principalement présents au Canada et en Alaska. Sur les 19 sous-populations, 8 sont en déclin. Ainsi, le nombre des ours de l'ouest de la baie d'Hudson a diminué de 22 % au cours des deux décennies écoulées. Leur masse corporelle s'est également réduite de moitié en 40 ans. Tout d'abord, ces plantigrades sont la proie d'un commerce en expansion. Entre 2001 et 2010, plus de 32 000 spécimens ont été commercialisés. Les quotas de leur chasse ont été relevés au Canada, bien qu'ils y soient considérés comme une « espèce préoccupante ». Non seulement leurs peaux, mais aussi leurs griffes et leurs dents sont convoitées par des marchands cupides. Les ours polaires doivent, en outre, affronter une modification importante de leur environnement naturel. D'une part, les matières toxiques répandues dans la mer affectent leur alimentation. D'autre part, leur habitat ne cesse de se restreindre, en raison de la fonte de la banquise provoquée par le réchauffement climatique. Des experts américains estiment que, si ce phénomène se poursuit au même rythme, la population des ours blancs pourrait diminuer des deux tiers d'ici à 2050 et totalement disparaître en un siècle. En conséquence, les États-unis ont inscrit le spécimen d'Alaska sur la liste nationale des espèces protégées. La prochaine réunion de la conférence des membres de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) abordera cette question. Aussi, il aimerait savoir si elle envisage de demander, à l'instar des États-unis, de la Russie, de l'Autriche et de l'Allemagne, l'inscription de l'ours polaire à l'annexe I de la CITES, ce qui permettrait d'interdire le commerce international de ces mammifères, tout en ne remettant pas en cause la pratique de la chasse de subsistance traditionnelle par les Inuits.