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le 20 octobre 2014 - Dans la presse

Laurent Wauquiez et Jean-Pierre Vigier manifestent contre les loups aux côtés d'éleveurs

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les deux députés Jean-Pierre Vigier et Laurent Wauquiez
J'ai demandé à ce que les règles d'abattage du loup changent afin que nous ayons plus de souplesse. Un abattage, c'est très compliqué à obtenir
extraits de l'article de mon43.fr

Vidéo des discours de la fin de manifestation :

Manifestation des agriculteurs contre le loup by Mon43

Article du site mon43.fr :

Manifestation contre le loup en Haute-Loire : la tension monte d'un cran

Des agriculteurs de Haute-Loire, épaulés par plusieurs représentants d'autres départements, ont manifesté leur mécontentement ce lundi - Stéphane Marcelot

La porte de la préfecture de Haute-Loire forcée, deux policiers légèrement blessés : des débordements ont émaillé la manifestation des éleveurs contre le loup, ce lundi 20 octobre au Puy-en-Velay. Les professionnels, qui réclament un abattage, attendent en retour des actes clairs et fermes de l'État.

Quelques tensions ont marqué la fin de la manifestation des éleveurs devant la préfecture de Haute-Loire, ce lundi 20 octobre. Il était aux alentours de midi lorsque plusieurs agriculteurs ont forcé les grilles de la cour Est de la préfecture.

Pour le secrétaire général de la préfecture, des débordements « pas acceptables »

Deux agents de police, qui tentaient de maintenir la grille fermée, ont été légèrement blessés. « L'un a été évacué aux urgences du centre hospitalier Émile-Roux », nous a confirmé Jeannine Buisson, commissaire divisionnaire du Puy-en-Velay. Le rassemblement des agriculteurs devant la préfecture et leur entrevue avec le secrétaire général Clément Rouchouse ne les avaient visiblement donc pas rassasiés. C'est ainsi qu'une vingtaine de brebis ont été introduites dans la cour… manière d'illustrer qu' « ici, elles sont en sécurité ».
Un ton ironique auquel n'a pas vraiment goûté Clément Rouchouse, pour qui ces « débordements de quelques personnes ne sont pas acceptables. Ils ont forcé la porte d'entrée de la préfecture. Ce n'est pas de cette façon qu'on lance des discussions sur des actions qui vont d'ailleurs être fortes, en terme de protection des troupeaux ».

Des dommages économiques et psychologiques pour les éleveurs

Pour les éleveurs, il ne peut en être autrement, surtout depuis que les services de l'État ont bel et bien reconnu que la responsabilité du loup était avérée, lors de l'attaque subie par un professionnel de Saint-Étienne-du-Vigan, dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 octobre. Pour Aurélien Teyssier, l'un des membres du GAEC, les pertes économiques qui vont suivre ce sinistre « sont terribles ». Si des indemnisations lui seront adressées, il faut aussi reprendre le dessus psychologiquement. Et ce n'est pas une mince affaire. « Au printemps quand les beaux jours vont arriver, nous ne savons pas si nous remettrons des brebis dans ce parc. Maintenant que le loup est passé, il sait que des brebis sont ici. Et il recommencera », appréhende-t-il. Pour le soutenir, ce lundi devant la préfecture, plusieurs de ses confrères, dont des voisins issus de la Lozère et de la Drôme, ont fait le déplacement. Présent aussi, le président de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire Laurent Duplomb et les deux députés Jean-Pierre Vigier et Laurent Wauquiez, ce dernier tout juste élu à la tête de l'Association nationale des élus de la montagne (ANEM). Au micro, l'ancien ministre a prévenu le gouvernement : « Après les paroles, il nous faut des actes. J'ai demandé à ce que les règles d'abattage du loup changent afin que nous ayons plus de souplesse. Un abattage, c'est très compliqué à obtenir », regrette-t-il, « et ce n'est pas à la hauteur de l'urgence que nous demandons ».

Des indemnisations et des mesures de protection promises

Du côté des services préfectoraux, on tient d'abord à rassurer les éleveurs, victimes présumées du loup. Étape par étape, il y aura une indemnisation, puis un soutien des services techniques de l'État. « Il y aura une protection du troupeau là où il y a une présence avérée », indique Bruno Locqueville, directeur de la Direction départementale des territoires (DDT). Hormis l'installation de clôtures électriques, des mesures d'effarouchement peuvent être prises. Pour dissuader les attaques du prédateur sur le bétail, l'éleveur, le berger ou le lieutenant de louveterie (en cas de mission décidée par le préfet) peut en effet utiliser une source lumineuse ou sonore ou un tir non létal (non mortel) sans autorisation administrative, uniquement hors des parcs nationaux.
Le nombre de loups pouvant être tués est fixé chaque année : pour la période juillet 2014-juin 2015, le nombre maximal d'abattages autorisés par dérogation, objet d'un arrêté préfectoral de destruction, est fixé à 24. Les départements dans lesquels l'abattage est autorisé sont uniquement les 20 suivants : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ariège, Bouches-du-Rhône, Ardèche, Aude, Drôme, Isère, Lozère, Haute-Marne, Meuse, Pyrénées-Orientales, Savoie, Haut-Rhin, Haute-Saône, Haute-Savoie, Vosges, Var, Vaucluse. Dès que le seuil de 20 loups tués est atteint, le plafond peut être relevé dans la limite de 12 spécimens.

Nouvelle réunion ce mardi 21 octobre

Ces plafonds tiennent compte des spécimens abattus lors de tirs de prélèvements, de tirs de défense ou à la suite d'acte de destruction volontaire de loups constatés par procès-verbal. Avant une nouvelle réunion, prévue ce mardi 21 octobre en préfecture en présence de l'ensemble du monde agricole, Bruno Locqueville prévient celles et ceux avides de vengeances expéditives : « Le loup est une espèce protégée, sa chasse n'est pas libre ». Et tirer sur le loup sans autorisation est une infraction pénale pouvant être punie « jusqu'à 150 000 € amende et sept ans de prison ».

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