a agi pour les animaux

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le 5 mars 2006 - Programme

Le MEI contre la chasse et pour la faune sauvage

Agir !

Félicitez-les

Extrait du texte adopté le 5 mars 2006 par le MEI :

La chasse

Etant donné que:
- La chasse n’est plus en Occident un moyen de subsistance mais seulement un loisir.
- Les animaux sont des êtres sensibles et que la dignité des individus comme des sociétés passe par le respect des êtres vivants.
- La France est le pays où les périodes de chasse sont les plus longues et le nombre d’espèces chassables les plus importantes en Europe.
- Les lois et réglementations sont loin d’être respectées (l’Etat Français fermant volontiers les yeux sur le braconnage et autres infractions).
- Si une régulation s’avère nécessaire - faute de prédateurs naturels - celle-ci pourra s’opérer par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS).
- La notion de « nuisibles » n’a pas de sens dans la nature.
- La pratique des « lâchers » d’animaux d’élevage a des conséquences désastreuses sur la nature (risques de modifications génétiques comme c'est le cas avec les « cochongliers », concurrences territoriales ou alimentaires au détriment des espèces indigènes, risques d'épizooties par introduction d'animaux pouvant être porteur de germes ou virus comme la myxomatose des lapins).
- La chasse peut contribuer à la raréfaction d’un certain nombre d’espèces animales.
- La plupart des homicides sont commis avec des armes de chasse.
- La nature et la faune ne sont pas la propriété d'une minorité de chasseurs, mais font partie intégrante du patrimoine national et même mondial.
nous souhaitons l’extinction de la chasse-loisir en France et, d’ores et déjà, demandons :
- L’abandon du concept de nuisibilité : Il n’y a pas de « nuisibles » dans la nature ; bien au contraire ces prétendus tels (renards, belettes, putois, martres…) sont utiles à l’agriculture, se nourrissant essentiellement de rongeurs.
- La stricte application des lois françaises et européennes.
- L’interdiction de la chasse aux oiseaux migrateurs entre le 31 janvier et le 1er octobre.
- L’arrêt de la chasse de nuit.
- L’interdiction des lâchers d’animaux d’élevage.
- L’abolition de la chasse à courre et de toutes les chasses cruelles (gluaux, piégeages, déterrages, tendelles…).
- Une grande diminution du nombre des espèces chassables pour que seulement, comme en Wallonie, une dizaine d'espèces soit tolérées chassables (alors qu'en France, les chasseurs peuvent tirer légalement sur 88 espèces et détiennent ainsi le triste record d'Europe).
- Que, tant qu'une personne n'est pas majeure, elle ne puisse ni obtenir son permis de chasse ni participer à des sorties cynégétiques.
- Que, chaque année, par mesure de sécurité, les chasseurs soient soumis à une visite médicale (contrôles auditifs, oculaires, etc).
- Que des tests d'alcoolémie soient régulièrement effectués par les gendarmes avant et/ou après les sorties de chasse.
- Le respect des droits des non-chasseurs et, en particulier, la suppression des ACCA (Association Communale de Chasse Agréée) qui vont à l'encontre des droits des propriétaires terrains.
- L’interdiction de chasser les mercredis et dimanches.

Grands Prédateurs (Loups, Ours, Lynx)

Les grands prédateurs doivent être rigoureusement protégés pour des raisons éthiques et parce que ce sont des espèces « clés de voûtes » de la biodiversité.

Partout où ils ont été exterminés on a constaté une dégradation de la faune et de la flore, faute d’une régulation écologique dans les différents écosystèmes.

Leur présence est contestée par quelques ruraux au nom de la défense du pastoralisme.

Nous proposons de conditionner les subventions destinées à l’agriculture de montagne à la garantie du respect des grands prédateurs dans notre pays.

Les aires protégées

La France a la proportion de son territoire en aires protégées catégorie 1 de l’IUCN (protection intégrale) parmi les plus faibles au monde (0,7% du territoire, alors que la moyenne européenne est de 4%). Nous proposons l’extension des aires protégées pour au moins atteindre la moyenne européenne.

De plus, nous nous opposons à toute modification de la loi de 1960 sur les parcs nationaux qui irait vers une diminution de protection des espèces qui s’y trouvent.

Selon l’IUCN, le niveau de protection des parcs nationaux français passerait ainsi de 2 à 5 sur une échelle de valeur de 6 (la catégorie 1 étant la plus forte).