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le 11 juin 2014 - Manifeste → Nationale

Pétition de l'ASPAS pour mettre fin à la pratique du déterrage des blaireaux

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Depuis des années, nous dénonçons cette pratique et la complicité des pouvoirs publics. Nous avons aujourd’hui le soutien de quelques élus — Yves Blein (PS), Laurence Abeille (EELV), Sergio Coronado (EELV)... Afin de mobiliser le public, nous venons de lancer une pétition pour l’interdiction du déterrage.
extrait de l'entretien avec Pierre Athanaze, président de l’ASPAS

Déterrage des blaireaux: quand les beaufs font joujou

Dans la plupart des pays européens (Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne, Espagne, Suisse...), le blaireau est classé espèce protégée. En France, il est chassé pendant la période d’ouverture (de septembre à février), mais aussi du 15 mai jusqu’en septembre, soit durant... plus de neuf mois, dans 74 départements. Jusqu’à la fin des temps ? Entretien avec Pierre Athanaze, président de l’ASPAS, Association pour la protection des animaux sauvages.

La chasse aux blaireaux, une sale tradition de plus...

Si ce mode de chasse est effectivement ancien, il ne correspond absolument pas à une tradition. Il était très marginal et n’intéressait que très peu les chasseurs. Mais, ces dernières années, de plus en plus d’entre eux pratiquent le déterrage, cela permet à ces Nemrod de «s’amuser», en dehors des périodes d’ouverture générale, à détruire les terriers de blaireaux et à les tuer. Et ce, après de longues heures de stress pour ces animaux, acculés au fond de leur terrier pendant que les chasseurs, ivres d’envie de tuer (et certainement de vin aussi...), creusent jusqu’à apercevoir les blaireaux et leurs petits, complètement paniqués, épuisés et harcelés depuis des heures par les chiens. Ils sont alors saisis par la tête avec de longues pinces, puis achevés avec une dague ou un poignard, voire jetés vivants aux chiens pour la «curée».

Comment mettre fin à cette période de chasse supplémentaire?
La très grande majorité des préfets accorde ce «bonus» sans hésiter, et sans doute sans grande réflexion, sur simple demande des fédérations de chasse. Cela donne une idée du peu de cas que le corps préfectoral fait tout à la fois de la condition animale et de la préservation de la nature, préférant satisfaire le lobby chasse... Depuis des années, nous dénonçons cette pratique et la complicité des pouvoirs publics. Nous avons aujourd’hui le soutien de quelques élus — Yves Blein (PS), Laurence Abeille (EELV), Sergio Coronado (EELV)... Afin de mobiliser le public, nous venons de lancer une pétition pour l’interdiction du déterrage. Le ministère de l’Écologie doit aussi entendre nos revendications et cesser d’être la chambre d’enregistrement des desiderata des chasseurs. Nous attendons donc que Ségolène Royal se comporte en véritable ministre de l’Écologie, avec tout ce que cela représente de respect du vivant, et non en bras armé des lobbies, comme l’ont été ses prédécesseurs...

Luce Lapin