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le 9 février 2013 - Communication officielle

Sabine Buis soutient le plan loup autorisant les tirs de loups

Plan loup : une gestion différenciée selon les régions

Le nouveau plan loup a pour ambition d’éduquer l’animal, protégé mais à l’origine d’attaques de plus en plus nombreuses de troupeaux, en permettant notamment aux éleveurs de mieux se défendre.

La gestion des loups, au nombre de 250 en France aujourd’hui, sera désormais différenciée selon les régions, en fonction des pratiques d’élevage et des risques d’attaques.

Le loup est et restera une espèce strictement protégée. Il est néanmoins possible de tenir compte de la bonne dynamique de population de l’espèce afin de mettre en place une gestion plus fine.
Le nouveau « plan loup », pour 2013-2017, doit entrer en vigueur au printemps. Il doit notamment assouplir les procédures administratives permettant aux éleveurs de pratiquer des tirs et simplifier les indemnisations après des attaques.

De même, la ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, Delphine Batho a annoncé que de nouvelles modalités de calcul permettront d’augmenter régulièrement le nombre maximal de loups pouvant être abattus chaque année pour suivre la croissance du nombre de prédateurs. Ce plafond, pour l’ensemble de la France, est fixé à onze pour 2012-2013. Des expérimentations pourront par être menées pour capturer des loups et ainsi « leur faire peur et les dissuader de faire des attaques » (D. Batho, 05/02/2013).

La volonté de territorialiser la gestion de l’animal répond toutefois au fait que la pression du prédateur est très différente d’une région à l’autre. Ainsi, entre 2011 et 2012 dans les Alpes-de-Haute-Provence, la prédation a diminué de plus de 70% dans la vallée de l’Ubaye, mais a progressé de 40% dans le Haut-Verdon et de 400% dans la vallée de l’Asse.

Le plan prévoit ainsi un suivi biologique plus réactif de l’espèce pour mieux mesurer son évolution localement.
Ce plan, qui prendra la suite de la version 2008-2012, doit encore faire l’objet d’une consultation du public en mars avant une validation par le Comité national de protection de la nature.