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le 12 janvier 2017 - Communication officielle → Nationale

Gilbert Collard soutient la mise en place de la vidéosurveillance et le droit de visite inopinée des parlementaires dans les abattoirs

Agir !

Félicitez-le

Soyons lucides : c’est bel et bien une sorte de vidéosurveillance – en l’espèce, un film de l’association L214 – qui nous a alertés ! C’est dire à quel point le regard de la caméra peut être utile
S’agissant du droit de visite des parlementaires, il me semble que le parlementaire est le défenseur naturel des droits. (...) Notre fonction est de représenter le peuple partout où il souhaite nous voir. Je crois vraiment que l’on nous demande d’exercer ce contrôle.
Ces deux amendements sont recevables et nous devrions les accepter. Je pense, comme Emmanuel Kant, que « nous pouvons juger le cœur d’un homme par son comportement envers les animaux ». Je vous dirai pour conclure : « À chacun son cœur, à chacun son vote ».
(extrait des propos tenus par Gilbert Collard en séance)

M. Gilbert Collard. Les dispositions relatives à la vidéosurveillance sont particulièrement intéressantes. La crainte d’une atteinte à la vie privée des entreprises n’est pas fondée car, si j’ai bien compris, les amendements qui nous sont proposés encadrent cette pratique. Soyons lucides : c’est bel et bien une sorte de vidéosurveillance – en l’espèce, un film de l’association L214 – qui nous a alertés ! C’est dire à quel point le regard de la caméra peut être utile, à condition que son usage ne soit pas détourné pour porter atteinte aux droits des salariés. Mais l’œil qui observe sera soumis à un cadre réglementé, ce qui offre une garantie contre les abus. C’est une nécessité et l’on ne doit pas se priver de cette méthode de contrôle encadrée et pointilleuse.

S’agissant du droit de visite des parlementaires, il me semble que le parlementaire est le défenseur naturel des droits. J’irai même jusqu’à dire qu’il pourrait l’être à la place du Défenseur des droits, dès lors qu’il intervient seul, sans les médias, car je crains l’exploitation médiatique, les règlements de compte, l’instauration d’une espèce de société du spectacle. Nous y sommes déjà suffisamment ! En revanche, je ne vois pas en quoi porterait atteinte à un quelconque droit le fait qu’un parlementaire, qui représente tout de même le peuple, même si nous avons tendance à l’oublier aujourd’hui, se rende sur place pour constater les faits par lui-même et s’informer. Nous sommes légitimes à agir ainsi, comme nous devrions l’être à intervenir dans bien d’autres domaines. Notre fonction est de représenter le peuple partout où il souhaite nous voir. Je crois vraiment que l’on nous demande d’exercer ce contrôle. Ces deux amendements sont recevables et nous devrions les accepter.

Je pense, comme Emmanuel Kant, que « nous pouvons juger le cœur d’un homme par son comportement envers les animaux ». Je vous dirai pour conclure : « À chacun son cœur, à chacun son vote ».