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le 12 février 2013 - Communication officielle

Patrick Hyaric soutient la mobilisation contre le projet de ferme des 1000 vaches

Positif mais sans préoccupation pour les animaux

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Dans l’immédiat, se mobiliser le 3 mars contre l’usine à lait envisagée dans la Somme, c’est poser une pierre solide pour réorienter fondamentalement la politique agricole en faveur d’une agriculture paysanne, créatrice d’emplois, valorisant les territoires, faisant vivre la biodiversité, promouvant la souveraineté de la qualité alimentaire.
extrait de l'article

Article de Patrick Le Hyaric :

NON à l’usine à lait dans la Somme

On pérore beaucoup sur l’environnement ou la nécessité de défendre l’emploi. Mais voici, que malgré l’opposition d’une multitude d’associations et d’élus, le préfet de la Somme, avec l’accord évident du gouvernement a autorisé la création d’une exploitation laitière industrielle de 500 vaches, à laquelle serait adossé un méthanisateur.

Le projet initial était de 1000 vaches. Ce n’est certes pas celui là qui a été envisagé, mais la voie reste ouverte pour aller vers une exploitation à 1000 vaches, auxquelles il faudra ajouter des centaines de génisses.

L’argument utilisé, par le représentant du gouvernement, est que la surface d’épandage insuffisante pour les déjections animales empêcherait d’aller au-delà de 500 vaches. Ce qui suppose donc que dés que le propriétaire -entrepreneur de travaux publics de son état- pourra justifier de surfaces suffisantes pour l’épandage d’une méga-étable de 1000 vaches, il en aura l’autorisation.

En tout état de cause, nous sommes plus que surpris qu’un gouvernement de gauche et écologiste puisse donner son aval à un projet symbolique de l’évolution de notre production agricole et de l’élevage vers l’agro-business qui engendre pollutions diverses, risques sanitaires, qualité alimentaire insuffisante, démembrement territorial.

Le modèle qu’induit ce type d’élevage pousse inévitablement à de nouvelles fractures planétaires, avec l’importation de soja et de manioc, produits à partir de la destruction de forêts et au détriment des agricultures vivrières et de l’alimentation des populations des pays d’où ils sont importés.

Bref, il ne sert à rien de tenir d’un côté de beaux discours sur un prétendu « verdissement » de la politique agricole commune et de l’autre produire des actes qui sont l’exact contraire. En ce sens, il faut soutenir et répondre à l’appel des associations de la région Somme, regroupées autour du collectif « non aux usines à vache » qui propose une manifestation, le 3 mars au salon de l’agriculture.

En même temps, le débat citoyen doit se développer autour des orientations de la future politique agricole commune qui vient d’être plombé par la décision du Conseil européen qui a décidé de réduire de manière importante le budget de l’Union européenne. C’est d’ailleurs au cœur de ce débat que survient un nouveau scandale dans la filière de la viande, où on découvre qu’entre la ferme et l’assiette, d’importantes quantités de viande font le tour de l’Europe, sans contrôle. Résultat des politiques d’austérité qi conduisent à supprimer les contrôleurs et les vétérinaires. Et pendant ce temps, les petits éleveurs sont asphyxiés.

Maintenant, il reste au Parlement européen de refuser le mauvais compromis budgétaire qui a été conclu à la réunion des chefs d’Etat du gouvernement.

Dans l’immédiat, se mobiliser le 3 mars contre l’usine à lait envisagée dans la Somme, c’est poser une pierre solide pour réorienter fondamentalement la politique agricole en faveur d’une agriculture paysanne, créatrice d’emplois, valorisant les territoires, faisant vivre la biodiversité, promouvant la souveraineté de la qualité alimentaire.