a agi contre les animaux

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le 10 juin 2014 - Question parlementaire

Alain Marleix demande au Gouvernement d'aider Air France à poursuivre ses livraisons de primates aux laboratoires

la majorité des compagnies aériennes ont déjà cessé d'assurer le transport d'animaux de laboratoire
Pour les laboratoires, l'importation d'animaux de recherche tels que les primates est de plus en plus complexe [...] Air France Cargo est l'unique avionneur européen d'animaux de recherche
les responsables d'Air France s'interrogent sur la poursuite de cette activité
Il lui demande quelle aide le Gouvernement pourrait apporter à Air France
extraits de la question (réponse du gouvernement)

Question parlementaire d'ALain Marleix, député du Cantal :

M. Alain Marleix attire l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur les difficultés croissantes rencontrées par Air France en tant que transporteur d'animaux de laboratoire. Les responsables de cette compagnie sont régulièrement interpellés par les organismes de recherche sur l'importance de cette activité pour les laboratoires français. Dans le monde, l'utilisation des primates à des fins de recherche est décisive dans de nombreux domaines médicaux : les recherches relatives aux maladies du système nerveux central, les recherches relatives aux maladies neurovégétatives (Parkinson, Alzheimer), les recherches relatives aux maladies psychologiques (dépression, addiction à l'alcool), les recherches relatives aux maladies infectieuses (HIV, paludisme, hépatite C). Pour les laboratoires, l'importation d'animaux de recherche tels que les primates est de plus en plus complexe. Plus aucune compagnie dans le monde ne propose ce service (à l'exception de charters). Grâce à l'activité Cargo Air France, le territoire français présente un avantage comparatif indéniable en matière de recherche pour les grands groupes internationaux. L'arrêt du transport d'animaux pourrait mettre à mal les laboratoires et les forcer à délocaliser leurs activités à l'étranger. Il en résulterait une perte pour Air France mais aussi plus globalement pour l'économie française. En avril 2014, une pétition de soutien à Air France a été lancée par la National association for biomedical research (NABR). L'initiative a été relayée dans le monde entier, notamment par le GIRCOR en France et a regroupé plus de 4 000 signataires. Cependant, transporter des animaux de laboratoire nuit gravement à l'image de la compagnie et engendre d'importantes contestations dans le monde : taggages des agences et intimidations des salariés en France, bombe fictive devant les comptoirs aéroportuaires en Allemagne, campagnes publicitaires anti Air France aux États-unis, etc. Ces manifestations provoquent l'émotion des clients de la compagnie, sociétés en compte et actionnaires. Face à ces pressions, la majorité des compagnies aériennes ont déjà cessé d'assurer le transport d'animaux de laboratoire (la dernière en date est China southern en avril 2014). Aujourd'hui, les responsables d'Air France s'interrogent sur la poursuite de cette activité, et ce malgré l'engagement triple de la compagnie de maintenir l'activité et l'attractivité du territoire pour pérenniser les emplois et les infrastructures installés en France, de conserver un avantage concurrentiel par rapport aux autres transporteurs européens (Air France Cargo est l'unique avionneur européen d'animaux de recherche) et d'encourager et faciliter la recherche mondiale en proposant à ses clients (publics et privés) l'importation d'animaux de recherche dans le cadre des réglementations internationales en vigueur. Il lui demande quelle aide le Gouvernement pourrait apporter à Air France afin d'éviter à terme des conséquences sociales et économiques liées à cette situation.