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le 24 juillet 2014 - Dans la presse → Nationale

Le maire LPA de Saint-Leu Thierry Robert souhaite systématiser la pêche des requins

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Pour le député, l’arrêté préfectoral n’est qu’un "parapluie" derrière lequel se cache l’exécutif. Une solution trouve grâce à ses yeux : la pêche systématique du squale. "On ne pourra pas enlever tous les requins de la mer. Mais quand on trouve un requin, il faut le prélever. C’est une nécessité absolue.
extrait de l'article de ImazPress

Article de ImazPress :

Après l'émotion, l'exaspération

Au lendemain de l'attaque de squale dont a été victime Vincent, l'émotion et le choc de la nouvelle ont laissé place ce mercredi 23 juillet 2014 à l'agacement et l'exaspération. Qu'ils soient responsable du tourisme, homme politique ou représentant du surf réunionnais... Tous pensent que la crise requin traîne en longueur et demandent que des actions plus efficaces soient mises en place par l'Etat (Photo archives).

Suite à l’attaque de requin dont a été victime Vincent, un dispositif a été activé par la préfecture dès mardi soir. Depuis, différents pêcheurs sont mandatés sur le spot de Saint-Leu afin de tenter de capturer le squale qui avait mordu le surfeur de 51 ans à la jambe et au poignet. Mais cette riposte post-attaque n’est pas la seule qui a été mise en place. Dans les médias, plusieurs voix de personnalités réunionnaises se sont élevées pour faire part de leur réaction, plus ou moins mesurées.

Le premier à avoir dégainé son téléphone est Thierry Robert. Après s’être rendu sur place, le maire de Saint-Leu a appelé Radio Freedom pour raconter les circonstances du drame, mais surtout pour demander à l’Etat d’agir au plus vite. "Le conseil d'Etat nous a donné raison en disant que l'Etat était responsable de cette situation. Cela fait des années qu’ils tentent de mettre des mesures en place. Il faut prendre des mesures radicales, mais on est toujours en train de jouer canette", a-t-il commenté sur les ondes de la radio à la colombe.

Pour le député, l’arrêté préfectoral n’est qu’un "parapluie" derrière lequel se cache l’exécutif. Une solution trouve grâce à ses yeux : la pêche systématique du squale. "On ne pourra pas enlever tous les requins de la mer. Mais quand on trouve un requin, il faut le prélever. C’est une nécessité absolue. Ils ont mis en place un plan qui prévoit la capture de 90 requins. Aujourd’hui, il en reste encore 72 à pêcher. S’ils avaient permis à tous les pêcheurs de prélever les requins et de les dédommager financièrement, nous n’en serions pas là", a surenchéri le député sur RTL Réunion.

Si le parlementaire LPA souhaite avant tout que les prélèvements soient mis en place plus intensément, Ludovic Villedieu attend surtout le retour des vigies, disparues depuis plus d’un an. "Ce programme nous a déjà permis de reprendre nos activités à deux reprises : une première fois en 2012 et une seconde fois début 2013", a commenté le parole-parole de la Ligue réunionnaise de surf qui avait dû fermer son école suite à la crise requin.

L'Etat au centre des critiques

Les vigies pourraient faire leur retour en 2015. Comme l’a annoncé le préfet Jean-Luc Luc Marx lors de la dernière réunion du Comité opérationnel de réduction du risque requin à La Réunion, le dispositif devrait être validé dans quelques semaines avant d’être mis en place avant la fin de l’année. Un rapport est notamment attendu à la fin du mois. "On essaie de faire des choses, mais tout est lent. […] Ca n’arrive pas assez vite, et il y a encore eu une victime", a regretté Ludovic Villedieu, au micro de RTL Réunion.

Bien entendu, cette attaque n’a fait plaisir à personne. Encore moins à Patrick Serveaux, président de l’Île de La Réunion Tourisme, qui n’avait pas besoin de cette pub pour La Réunion. "L’heure n’est pas à la polémique ni à la récupération. Il faut que nous restons vigilants sur les messages qui seront diffusés à propos de La Réunion dans la presse nationale et internationale, mais également sur les réseaux sociaux", a-t-il immédiatement réagi.

Mais pour celui qui est en charge de l’IRT depuis le 13 mai dernier, l’heure est à l’action : "il faut que l’Etat mette des moyens à la disposition du préfet pour pouvoir concrétiser tout ce qui a été prévu. On ne peut plus attendre. Nous sommes sur une île et nous ne pouvons pas empêcher les Réunionnais et les touristes d’accéder à la mer. Dès maintenant, il faut mettre en place d’autres mesures, en complément de celles déjà en place, pour utiliser la mer."

Du côté des associations environnementales, aucune n’est montée au créneau dans les médias de l'île. A deux reprises, Sea Shepherd Réunion a commenté l’attaque sur Facebook. "Des centaines de milliers d'euros dépensés, les idées les plus stupides avancées (appâts répulsifs, transformer les requins en aliments pour chiens et chats), le mensonge à tous les étages de décision pour ça", a écrit l’ONG suite à l’attaque. "Toujours la même réponse idiote et sans fondement : la mort des requins !", a ajouté la structure suite à l’application du dispositif post-attaque par la préfecture.

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