Question écrite prioritaire avec demande de réponse écrite à la Commission de l'eurodéputée Isabelle Le Callennec (PPE):
La DG ENVI envisage de reclassifier l’anguille au sein de l’annexe I de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Or, la population d’anguilles, bien que se situant à un niveau encore bas, semble s’être stabilisée depuis plusieurs années, notamment grâce aux efforts des pêcheurs et de la filière pour mettre en œuvre le règlement (CE) nº 1100/2007 et travailler au repeuplement. Une tendance qui commence à porter ses fruits, comme le confirme le Conseil international pour l’exploration de la mer et comme l’observent les professionnels sur le terrain. La durée du cycle de vie de l’anguille est de 15 à 20 ans.
Une telle mesure aurait de lourdes répercussions sur la filière pêche française, y compris les maillons en aval, puisqu’elle interdirait la commercialisation des anguilles européennes à des fins de consommation et conduirait ainsi à la fermeture de certaines pêcheries artisanales, qui sont pourtant déterminantes dans le processus de repeuplement et de reconstitution du stock. En outre, une interdiction totale fait craindre le développement d’importantes filières illégales.
1. Dans l’intérêt d’une gouvernance plus transparente, la Commission prévoit-elle de présenter cette initiative à l’ensemble des parties prenantes, de les tenir informées des avancées et de poursuivre ses travaux en concertation avec les professionnels concernés par cette éventuelle mesure?
2. Compte-t-elle évaluer les conséquences socio-économiques d’une telle reclassification de l’anguille?