Actions « Animal en Ville » réalisées par la Ville de Nantes
LES ANIMAUX DOMESTIQUES ET DE COMPAGNIE
Objectif 1. Mieux intégrer dans l’espace urbain
-> Action 1. Développer des « caniparcs » sur le territoire
Tenus en laisse, les chiens peuvent se promener dans 80 des 118 parcs et jardins, comme au Parc floral de la Beaujoire, au Jardin des Plantes ou au parc du Grand Blottereau ; 7 bois et 8 vallées arborées de la Ville de Nantes. Par ailleurs, la Ville de Nantes a créé au moins 8 caniparcs : parc de la Gaudinière, parc potager du Croissant, parc potager de la Crapaudine, parc de Procé, parc du Grand Blottereau (2 caniparcs), parc des Oblates, Square Vertais. La localisation de ces sites accessibles aux chiens est disponible sur le site web de la Ville de Nantes « où promener son chien à Nantes ». Une réflexion est en cours afin d’ajouter des espaces de socialisation canine. Un événement de sensibilisation autour des chiens, composé d’une exposition, d’ateliers pratiques sur la prévention et le civisme pour bien vivre ensemble, coorganisé par la ville de Nantes et Molosse & Minus, s’est tenu en 2024 au parc des Capucins.
-> Action 2. Mettre en place de l’écopâturage
De l’écopâturage a été mis en place par les services de la Ville afin d’entretenir mécaniquement des espaces verts de la ville tout en permettant aux citoyens de voir des animaux de la ferme en ville. Sont déployés deux troupeaux dans le quartier Doulon-Gohards, et sur la prairie de Mauves. Des moutons de races locales effectuent aussi un roulement sur différents sites, dont la prairie du parc des Oblates et les douves du château depuis 2022. La ville de Nantes a organisé l’événement TranshuNantes : une transhumance urbaine de mars à juillet 2023. 11 moutons préparés au préalable pendant 1 an aux bruits urbains, accompagnés d’une bergère spécialisée ont parcouru la ville et pâturé dans différents sites. La mairie poursuit ces initiatives et les développera dans des espaces verts supplémentaires.
-> Action 3. Déployer des distributeurs de sacs à déjections
Près de 250 distributeurs de sacs à déjections ont été installés sur l’espace public et sont entretenus et approvisionnés régulièrement. Depuis, les services de la ville et les citoyens constatent une nette amélioration de la propreté dans les rues (moins de demandes d’intervention). Des distributeurs ont également été installés dans les parcs et jardins de la ville.
Objectif 2. Lutter contre la maltraitance et l’abandon
-> Action 4. Appliquer et faire respecter la réglementation
La Police Municipale veille aux actes malveillants sur les animaux, dans les espaces publics et privés, sur signalement ou constatation, et se coordonne avec la SPA s’il s’agit de chiens, chats et rongeurs, pour protéger les animaux en situation de maltraitance.
Objectif 3. Renforcer la solidarité
-> Action 5. Faciliter la présence des animaux de compagnie dans les équipements municipaux sociaux et solidaires
La présence d'un animal de compagnie est autorisée dans les EHPAD municipaux dès que c'est techniquement possible. La loi « Bien vieillir » (Loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l'autonomie) prévoit de permettre aux résidents en EHPAD et résidence d’autonomie (voir l’arrêté du 3 mars 2025) d’accueillir leurs animaux de compagnie. Cette autorisation se fait sous réserve que le résident puisse « assurer les besoins » de ses animaux et de « respecter les conditions d’hygiène et de sécurité ». Les équipements municipaux sociaux et solidaires (restaurants et bains-douches) accueillent également les animaux de compagnie des personnes précaires.
-> Action 6. Soutenir des partenaires locaux
Etudier un soutien auprès des partenaires luttant contre la maltraitance et l’abandon des animaux de compagnie (Urgence Maltraitance Animale, refuges, etc.).
-> Action 7. Soutenir un réseau d’entraide
Les solutions d’hébergement d’urgence pour les personnes les plus précaires augmentent leurs capacités d’accueil pour les personnes accompagnées de leur animal. L’espace Agnès VARDA est un exemple d’accueil pour les personnes précaires ayant un animal de compagnie (chenils, volière, etc.) Étudier un soutien auprès des acteurs associatifs luttant contre la précarité des maîtres d’animaux de compagnie (Gamelles pleines, Gubbio, Vétérinaires pour tous...)
LES ANIMAUX LIMINAIRES ET ERRANTS
Objectif 4. Mettre en place des actions pour mieux gérer les animaux errants
-> Action 8. Réduire la population des chats errants
Depuis 2019 la Ville de Nantes a renforcé sa politique de stérilisation des chats errants en budgétant 7 000€ par an pour capturer des chats errants de manière regroupée sur l'espace public, les identifier au nom de 2 associations partenaires (« Chiens, Chats et Compagnie » et « Les griffes de l’espoir »), les stériliser via des vétérinaires relais et les relâcher. Le signalement de surpopulation se fait auprès de la Police Municipale via un bailleur social, une association de quartier ou la Maison de la Tranquillité Publique. Les chats plus sociables sont mis à l’adoption via la SPA de Carquefou et les plus farouches sont remis dans leur habitat d’origine.
Objectif 5. Réduire les populations liminaires avec respect
-> Action 9. Réguler la population de pigeons par des méthodes préventives
La méthode léthale de gestion des pigeons a été abandonnée en 2022. Les méthodes préventives portent sur la lutte contre le nourrissage volontaire des pigeons et l’amélioration continue des dispositifs de collecte des déchets (colonne enterrée, bacs à déchets alimentaires étanches, etc.). Ces actions sont portées par des associations locales, des bailleurs sociaux, des syndics de copropriétés et les services de la Ville de Nantes. Une réflexion est organisée par les services municipaux afin d’étudier les méthodes employées par les autres collectivités françaises pour mieux gérer la population de pigeons.
-> Action 10. Réguler la population de rats
Des actions de dératisation sont réalisées régulièrement en cas d’infestation importante, sur signalement et après diagnostic avéré par les services de la ville sur les espaces publics (réseaux d’assainissement, espaces verts et voiries). En cas de signalement sur espaces privés et logements sociaux, des injonctions d’actions de dératisation sont émises par les services de la ville au propriétaire. Certaines actions à grande échelle sont coordonnées par les directions de quartier (Chantenay, Bellevue, Dervallières, etc.) avec l’aide d’associations et d’autres partenaires et prestataires concernés. L’amélioration des dispositifs de collectes des déchets est une action continue des services de la ville (colonne enterrée, bacs à déchets alimentaires étanches, etc.) afin de ne pas laisser les liminaires accéder à ces sources de nourriture.
-> Action 11. Contribuer à la prévention du développement des moustiques
Dans le cadre du contrat local de santé de Nantes Métropole, les services poursuivent les actions de sensibilisation à la présence des moustiques et leurs pathogènes transmissibles à l’Homme sur le territoire. Des actions de démoustication sont coordonnées avec l’ARS en cas de présence avérée de maladies type dengue, chikungunya, etc.
Objectif 6. Mieux cohabiter avec les animaux liminaires
-> Action 12. Adapter les constructions et l’aménagement des locaux pour limiter le développement de liminaires
Les bailleurs, syndicats de copropriété, promoteurs immobiliers et services de la Ville sont encouragés à adapter leurs bâtiments afin de prévenir la nidification des pigeons et des rats ou la ponte des moustiques :
Promotion des filets anti-pigeons et des pics non-mutilants dans les zones de nichage
Promotion de l’entretien et des réparations du patrimoine immobilier privé et public : étanchéifier caves, sous-sols, greniers, locaux poubelles, parties communes, etc.
-> Action 13. Renforcer les berges de cours d’eau
Renforcement du paysage vert urbain pour limiter l’impact d’espèces envahissantes telles que le ragondin ou le rat musqué. Ces deux espèces ont un impact économique, environnemental et de santé. En consolidant nos berges, par l’enrochement ou par l’adoucissement de la pente par exemple, la Ville de Nantes et la Métropole préviennent l’installation de ces espèces, la dégradation de l’environnement et les risques sanitaires qu’ils posent.
-> Action 14. Mieux connaître pour mieux cohabiter
Étudier le développement de partenariats avec des acteurs du territoire pour améliorer la connaissance sur les animaux liminaires, mieux gérer et mieux communiquer auprès des citoyens.
LA FAUNE SAUVAGE
Objectif 7. Protéger la biodiversité
-> Action 15. Réaliser des abris pour la faune sauvage
Plusieurs récompenses ont été décernées à la Ville pour ses efforts de protection de la biodiversité. Dont le titre de « Capitale française de la biodiversité » 2024 dans la catégorie des villes de plus de 100 000 habitants décerné par l’Office Français de la Biodiversité (OFB), ainsi que le prix national de l’Arbre et le label 4 fleurs. D’ici 2026, 50 Oasis de biodiversité seront créées pour favoriser le retour des espèces sauvages du territoire en restaurant des milieux écologiques fonctionnels (landes, prairies, mares…). La construction d’abris à insectes et de nichoirs à oiseaux a été réalisée avec les enfants de l’école Harouys. Près de 200 abris pour oiseaux, mammifères et reptiles sont créés d’ici 2026 sur l’ensemble du territoire de la ville (parcs, boisements, cimetières…) : nichoirs pour les oiseaux et chauves-souris, abris à faune (souches, troncs, branches…) pour les hérissons et les reptiles.
Objectif 8. Favoriser la présence de pollinisateurs
-> Action 16. Proposer un plan abeille dans la ville (protection, sensibilisation et formation)
La ville soutient la réhabilitation de la maison de l’apiculture sur le site du bas Chantenay (ouverture en 2025). Les sites labellisés « Écojardin » ont augmenté de 4 ha la surface de prairies de fauche. La ville porte l’amélioration de la connaissance sur les pollinisateurs sauvages par la réalisation d’inventaires naturaliste papillons et d’inventaires participatifs papillons tous les ans par les équipes de jardiniers (protocole national PROPAGE) La création d’espaces favorables aux insectes pollinisateurs sauvages permet également la préservation de la biodiversité : la création de 50 « Oasis de biodiversité » comprend l’installation de plantes nectarifères locales, l’augmentation de 2,5 ha de prairies dans les parcs nantais avec des zones refuges dédiées aux insectes pollinisateurs, la plantation de 1 500 fruitiers dans toute la ville et un plan de gestion différenciée réalisé sur 10 parcs labellisés Ecojardin.
ÉVÈNEMENTS, COMMUNICATION ET EXEMPLARITE DE LA COLLECTIVITE
-> Action 17. Créer une délégation d’élu dédiée à l’animal en ville
Mme FIGULS, élue Ville de Nantes déléguée à l’Animal dans la ville et au parcours de la biodiversité
Un chargé de mission recruté en septembre 2024 à la Direction Animation Transition Écologique pour élaborer la stratégie et un plan d'actions « Animal en Ville ».
Objectif 9. Faire évoluer la commande publique
-> Action 18. Intégrer une clause “bien-être” animal dans les achats de la restauration collective
L’augmentation de la part des produits labellisés « bio » (autour de 45% en 2025) entraîne mécaniquement la prise en compte du bien-être animal car ces labels le prennent en compte (pour mémoire, la loi Egalim impose 20 % de produits Bio) La clause sur le bien-être animal est mise en œuvre depuis 2021, progressivement au renouvellement des marchés publics, avec l’intégration d’un sous-critère bien-être animal au titre de la performance environnementale des offres dans les marchés de fournitures de denrées alimentaires (Schéma de Promotion des Achats Responsables). Travail à venir d’amélioration de nos clauses condition animale sur une plus grande variété de marchés publics. La fin de l’utilisation du foie gras dans les réceptions organisées par la Ville est mise en œuvre depuis 2019.
Objectif 10. Intégration de la condition animale dans la fabrique de la ville
-> Action 19. Aménager le territoire en tenant compte de la faune sauvage
L’intégration de mesures de protection et développement des trames écologiques dans les documents de planification du territoire (notamment PLUm et Scot) encourage la présence de la faune sauvage sur la Métropole et donc sur la commune de Nantes :
Les trames bleues indiquent la continuité des cours d’eau et préservent les espèces aquatiques (retour de la Loutre d’Europe dans les affluents de la Loire).
Les trames vertes permettent le retour des renards et autres animaux sauvages.
La trame noire, en éteignant et adaptant les lumières de certaines rues, permet de maintenir la présence des chauves-souris et autres espèces nocturnes.
-> Action 20. Construire et rénover les bâtiments en intégrant la biodiversité
La Ville de Nantes développe la végétalisation de ses bâtiments par les façades et la toiture, les îlots urbains et les parcelles. La Ville s’est aussi engagée à concevoir la rénovation-réhabilitation de chaque bâtiment public en intégrant de l’habitat pour la faune et la flore (revêtements de façades, formes…). Concrètement, cela permet la nidification de certaines espèces d’oiseaux comme les chouettes, hiboux ou de mammifères comme les chauves-souris. La Ville intègre systématiquement la nature dans ses projets, elle prévoit une part de pleine terre et rappelle aux promoteurs l’obligation des diagnostics faunes et flores préalables aux constructions neuves et aux opérations lourdes d’entretien ou de réhabilitation. Ces diagnostics permettent de protéger et de compenser la biodiversité présente sur le site des travaux.
-> Action 21. Former et équiper les agents territoriaux sur la Ville de Nantes
Des agents de la fonction publique territoriale intervenant sur la Ville de Nantes sont formés et sensibilisés sur différentes thématiques de l’animal en ville :
Formation des agents de la direction du BATII par la LPO et l’ADIVET afin de développer une culture commune de protection de la biodiversité
Équipement des services propreté d’un lecteur de puces électroniques pour prévenir les propriétaires de chats, chiens et furets en cas de découverte d’animaux sur la voie publique.
Formation des agents des espaces verts de la ville au plan abeille : diffusion du guide « coup de pousse pour la nature » aux 300 jardiniers de la ville et aux agents gestionnaires, formation aux plantes mellifères, formation sur les abeilles domestiques et sauvages.
Conférences pour la montée en connaissances naturalistes des jardiniers
Formations possibles par le Muséum, à destination des agents de la collectivité et des habitants, sur les animaux liminaires (les reconnaître, connaître leur biologie, leurs impacts et comment les éviter)
Objectif 11. Mieux communiquer et développer les événements autour de la condition animale
-> Action 22. Mieux faire participer le public
L’animation « Ma rue en fleurs » permet de faire participer le public par la distribution de 5000 sachets de graines aux habitants pour fleurir les pieds de murs, avec un mélange 100 % végétal local depuis 2022, favorable aux abeilles sauvages et domestiques. Continuité des trames écologiques (espaces de circulation ininterrompue de la faune) La ferme de la Chantrerie propose des activités éducationnelles au contact des animaux pour les plus jeunes. Depuis 2 ans, l’Atlas de la biodiversité de l’agglomération nantaise permet d’informer le public sur le recensement naturaliste des espèces d’arbres, de plantes, d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens, de poissons, de reptiles, d’insectes et de mollusques. Il est composé de cartes et de fiches détaillant les enjeux de préservation pour les plus emblématiques, parmi lesquelles : l’angélique des estuaires, la loutre d’Europe, l’alyte accoucheur (un crapaud), le triton marbré, etc. Des programmes de sciences participatives viendront compléter et enrichir la connaissance naturaliste du territoire
-> Action 23. Mieux informer sur la place des animaux en ville
Des éléments de communication sont déployés afin de tenir informés le public sur des actions de Nantes :
Avec la création d’un massif de fleurissement « plantes mellifères » démonstratif au Jardin des Plantes au printemps 2025 (dispositif pédagogique auprès des professionnels et du grand public)
Lors d’opérations de dératisation dans certains quartiers de la Ville et peuvent être diffusés plus largement.
La création de lieux dédiés permet également de contribuer à la montée en connaissance des citoyens sur le sujet de l’animal en ville :
Maison de l’apiculture au parc des Oblates avec une miellerie, une salle d’animation et un jardin aménagé pour accueillir notamment les scolaires et le grand public
Les services organisent des animations pédagogiques pour les scolaires « Elever les abeilles » dans le cadre du Parcours nature