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le 30 juillet 2020 - Question parlementaire → Nationale

2 sénateurs demandent au Gouvernement de développer une offre végétarienne riche en protéines végétales dans les restaurants universitaires et cafétérias des CROUS

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accroître la part des protéines végétales dans l'alimentation est l'une des mesures urgentes indiquées par le GIEC, l'ONU et des milliers de scientifiques du monde entier pour contrer le changement climatique et les destructions environnementales. Un plat d'origine végétale émet 60 % de gaz à effet de serre de moins qu'un plat carné. (...) Ainsi, il serait possible qu'au moins un tiers du total des 70 millions de repas annuels des CROUS soient écologiquement responsables, comme c'est déjà le cas dans certains restaurants universitaires français. Il lui demande donc si elle envisage de développer une offre végétarienne riche en protéines végétales dans l'offre alimentaire des restaurants universitaires et cafétérias des CROUS.
(extrait des questions parlementaires)

Question écrite n° 17449 de M. Yves Daudigny sénateur (Aisne - SOCR):

M. Yves Daudigny attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation sur le fait qu'augmenter la part des protéines végétales dans l'alimentation est l'une des mesures urgentes indiquées par le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), l'organisation des Nations unies (ONU) et des milliers de scientifiques du monde entier pour contrer le changement climatique et les destructions environnementales. Un plat d'origine végétale émet 60 % de gaz à effet de serre de moins qu'un plat carné. Massifier le choix végétal est donc une politique publique de développement durable particulièrement efficace en restauration collective. De plus, l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) recommande pour la santé publique de consommer plus de céréales, de légumineuses, de noix, de légumes et de fruits. La demande des usagers, principalement des étudiants, est forte et croissante.
L'offre végétarienne des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) gagnerait à être principalement à base de protéines végétales, disponible quotidiennement dans tous leurs points de restauration, cuisinée avec soin, équilibrée, et présentée par défaut aux usagers au lieu d'être une option. Ainsi, il serait possible qu'au moins un tiers du total des 70 millions de repas annuels des CROUS soient écologiquement responsables, comme c'est déjà le cas dans certains restaurants universitaires français.
Il lui demande donc si elle compte développer une offre végétarienne riche en protéines végétales dans l'offre alimentaire des restaurants universitaires et cafétérias des CROUS, et quelles mesures elle compte prendre pour que cela soit le cas.

Question écrite n° 17466 de M. Jean-Pierre Corbisez (Pas-de-Calais - RDSE):

M. Jean-Pierre Corbisez attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation sur la nécessaire évolution de l'offre d'alimentation végétale au sein de nos universités.
Augmenter la part des protéines végétales dans l'alimentation est en effet l'une des mesures urgentes préconisées par le groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) et l'organisation des Nations unies (ONU) en raison de son impact positif pour contrer le changement climatique et les destructions environnementales. Un plat d'origine végétale émet ainsi 60 % de gaz à effet de serre de moins qu'un plat carné. Massifier le choix végétal est donc une politique publique de développement durable, particulièrement efficace en restauration collective. De plus, l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) recommande pour la santé publique de consommer plus de céréales, de légumineuses, de noix, de légumes et de fruits.
Enfin, la demande des usagers, principalement des étudiants, est forte et croissante.
Tous ces éléments plaident pour une évolution de l'offre alimentaire des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS), notamment en y renforçant la part des protéines végétales et en la rendant disponible quotidiennement dans tous leurs points de restauration, au même titre que tous les autres repas, et non plus simplement comme une option.
L'enjeu est de taille en termes de santé et d'impact environnemental au regard des 70 millions de repas annuels proposés au sein des CROUS.
Cette évolution de l'offre doit en outre être proposée dans une gamme de prix similaire aux repas « classiques » afin d'en garantir l'accessibilité et d'en faire un véritable choix pour tous les étudiants qui le souhaiteraient, ce qui implique un accompagnement des CROUS par l'État.
Il lui demande donc si elle compte développer une offre végétarienne riche en protéines végétales dans l'offre alimentaire des restaurants universitaires et cafétérias des CROUS et quelles mesures elle compte prendre pour atteindre cet objectif.

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