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le 1 décembre 2011 - Question parlementaire → Nationale

Corinne Bouchoux souhaite la mise en place de menus végétariens dans la restauration scolaire

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La restauration collective scolaire joue un rôle majeur dans l'éducation au goût et au développement durable. [...] Il s'agit aussi de prendre en compte la liberté des consommateurs qui préfèrent une alimentation moins riche en protéines animales. Aussi, elle lui demande de suspendre le décret et l'arrêté sus-cités, d'engager une concertation rapide et large avec l'ensemble des acteurs concernés afin d'intégrer dans de nouveaux textes réglementaires la possibilité d'alternatives aux protéines animales.
extrait de la question parlementaire de Corinne Bouchoux

Texte de la question parlementaire de Corinne Bouchoux Sénatrice du Maine-et-Loire :

Mme Corinne Bouchoux interroge M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la définition que les services ministériels font des plats protidiques. Il s'avère en effet, au vu du décret n° 2011-1227 et de l'arrêté du 30 septembre 2011 relatifs à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire, publiés au Journal officiel du 2 octobre, qu'il n'est fait référence dans ces textes qu'aux plats à base de protéines d'origine animale. L'arrêté ne se limite donc pas aux indications sur les apports nécessaires (en protéines, lipides, glucides, vitamines…) : il fixe des normes en termes de qualité de produits et des seuils minima de protéines animales imposés à chaque repas. Les règles définies sont certes conformes aux recommandations émises en 2007 par le GEMRCN (Groupe d'étude des marchés de restauration collective et de nutrition), mais elles ne prennent pas en compte celles établies plus récemment - en juin 2011 - qui reconnaissent les protéines végétales comme alternatives possibles aux protéines animales dans la composition du plat protidique. Cet arrêté méconnaît les expériences pourtant éprouvées réalisées dans un certain nombre de communes qui, à l'instar de Strasbourg, Marseille ou encore du IIème arrondissement de Paris, proposent des menus végétariens. Cette doctrine nutritionnelle impose le monopole d'une alimentation entièrement dépendante de l'élevage animal - au coût en termes d'empreinte écologique établi - au détriment d'une agriculture tout aussi riche en éléments nutritionnels. La restauration collective scolaire joue un rôle majeur dans l'éducation au goût et au développement durable. Elle favorise des pratiques alimentaires plus diversifiées et l'un de ses objectifs doit être de faire prendre conscience qu'un repas sain et équilibré n'est pas systématiquement ou toujours composé de viande ou de poisson. Il s'agit aussi de prendre en compte la liberté des consommateurs qui préfèrent une alimentation moins riche en protéines animales. Aussi, elle lui demande de suspendre le décret et l'arrêté sus-cités, d'engager une concertation rapide et large avec l'ensemble des acteurs concernés afin d'intégrer dans de nouveaux textes réglementaires la possibilité d'alternatives aux protéines animales.

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