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le 12 juillet 2013 - Communication officielle → Départementale

DLR Ain ne soutient pas le changement de statut des chavaux en animaux de compagnie et ne condamne pas l'hippophagie

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Le cheval, animal de compagnie ? Nouveau débat...

Changer le statut du cheval en celui d'animal de compagnie ? Cette proposition est avant tout motivée par la volonté de bannir l'hippophagie, ce qui explique pourquoi Brigitte Bardot y apporte un soutien actif (en s'appuyant notamment sur le récent scandale de la fraude à la viande). Dans les faits, elle a très peu de chances d'aboutir.
D'une part, les propositions de lois par des députés se soldent dans la quasi-totalité des cas par un rejet. D'autre part, la vaste étude diligentée par M. Lebrun en 2010 (Les enjeux et les perspectives de la filière équine en France, Avis et rapports du conseil économique, social et environnemental de la république française), préconise de refuser ce type de loi à tous prix.
Le passage du cheval au statut d'animal de compagnie peut paraître de prime abord une bonne idée. Un animal de compagnie est détenu par l'homme pour son agrément selon la définition qu'en donne la loi de la république française, de facto sa viande ne peut pas être consommée. Il poserait toutefois bien plus de problèmes qu'il n'en résout. Beaucoup de nouveaux propriétaires ont déjà un manque flagrant de connaissances des besoins du cheval en termes de lieu de vie, de nourriture, de soin des pieds, de soin des dents ou encore de rapports sociaux. Le considérer comme un animal de compagnie risquerait d'aboutir à des incompréhensions, telles qu'une sous-évaluation du coût qu'engendre la détention d'un cheval (et donc une multiplication des abandons). Imagine t'on des chevaux traités comme des chiens et des chats, hébergés par exemple dans des habitations humaines... ? L'image peut prêter à sourire, mais ce cas est déjà connu chez des propriétaires de chevaux miniatures.
Le bannissement de l'hippophagie est lui aussi un sujet plus délicat qu'il n'y paraît. Aux États-Unis, la fermeture des abattoirs en 2007 a d'abord fait figure d'avancée majeure en faveur du respect du cheval. Elle n'a pas empêché les animaux réformés, blessés ou en fin de vie (dont les propriétaires souhaitent se débarrasser) de finir à l'abattoir au Canada ou au Mexique, au terme de longs voyages souvent terribles. Les abattoirs ont par conséquent été ré-ouverts voici quelques mois dans... un souci de protection du cheval.
Le problème de l'hippophagie ne doit pas occulter celui, plus profond, de la réforme des chevaux non-désirés - contrairement à une opinion répandue, la majorité de la viande chevaline vendue en France ne provient pas de poulains de trait, mais bien de chevaux de sang réformés (voir l'article de mai 2012 sur l'hippophagie), pour la plupart venus du Canada. Les associations de protection sont déjà submergées de demandes, la solution à l'hippophagie, avant de passer par la loi, devrait faire l'objet d'une véritable réflexion autour d'une question : « que faire des chevaux dont personne ne veut ? »
Le passage du cheval parmi les animaux de compagnie ne réglerait pas le sort de l'hippophagie en France. Il ne ferait que la déplacer, du simple fait que des pays voisins, comme la Belgique et l'Italie, sont hippophages.

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