Justification de la note
Alors qu'en France plus de 8 animaux abattus sur 10 sont issus des élevages intensifs, cet amendement priorise la viande française dans les restaurants publics, sans exigence de normes d’élevage ni perspective de réduction. Pourtant, 38% de la surface nécessaire pour produire l'alimentation française est hors France (majorité viande et alimentation animale), 80% des engrais utilisés en France sont importés, l’alimentation représente 22 % de l’empreinte carbone en France et au niveau mondial l’élevage est responsable de 12 % des émissions de gaz à effets de serre. La réduction du cheptel est indispensable pour atteindre la souveraineté alimentaire et l’objectif de la Stratégie Bas Carbone de la France de réduire de 46 % les gaz à effet de serre du secteur agricole d’ici 2050.
Texte visé : Texte de la commission n°2600, sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, d'orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en agriculture (n°2436)
Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
Examiné par :
Amendement parent : Amendement n°3952
Rejeté (vendredi 17 mai 2024)
Déposé par :
Mme Marie Pochon
ARTICLE PREMIER
Après l’alinéa 39, insérer l’alinéa suivant :
« 20° De s’assurer qu’à partir de 2027, 100 % des viandes bovines, porcines, ovines et de volaille servies dans les restaurants collectifs gérés par l’État, ses établissements publics et les entreprises publiques nationales proviennent d’animaux élevés en France ».
Exposé sommaire
On ne peut pas promouvoir la souveraineté alimentaire et continuer de servir dans nos cantines ou établissements publics du poulet thaïlandais ou du boeuf argentin. Nos achats publics doivent profiter aux élevages écologiques présents sur le territoire. C'est le sens de ce sous-amendement