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le 22 novembre 2012 - Question parlementaire → Nationale

Sylvie Goy-Chavent souhaite interdire l'abattage sans «étourdissement»

Dans un rapport de novembre 2011, le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux précise que 51 % des abattages pratiqués en France sont des abattages rituels juifs ou musulmans, alors que les consommateurs musulmans et juifs ne représentent pas plus de 7 % des consommateurs français.
Dans son avis 02/104 de 2006, la Fédération des vétérinaires d'Europe précise que la pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est inacceptable, quelles que soient les circonstances.
extrait de la question parlementaire

Question parlementaire de la sénatrice de l'Ain :

Mme Sylvie Goy-Chavent attire l'attention de M. le Premier ministre sur les filières d'abattage rituel casher et halal.
En France, les abattoirs ont l'obligation d'étourdir les animaux avant de les saigner.
Par dérogation, les abatteurs juifs et musulmans sont toutefois autorisés à égorger les animaux à vif, c'est-à-dire sans les insensibiliser.
Dans un rapport de novembre 2011, le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux précise que 51 % des abattages pratiqués en France sont des abattages rituels juifs ou musulmans, alors que les consommateurs musulmans et juifs ne représentent pas plus de 7 % des consommateurs français.
Selon l'avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l'abattage rituel juif et musulman entraîne terreur et panique chez l'animal qui reste conscient et qui souffre durant son agonie.
Selon le rapport d'expertise sur les douleurs animales de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), chez les veaux et les bovins adultes, on observe des temps de perte de conscience pouvant aller jusqu'à 14 minutes après l'égorgement.
Dans son avis 02/104 de 2006, la Fédération des vétérinaires d'Europe précise que la pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est inacceptable, quelles que soient les circonstances.
De l'aveu même des services de l'État, la viande issue des filières d'abattage rituel est potentiellement dangereuse pour la santé. Dans le cadre de l'abattage rituel, il est en effet impossible de ligaturer l'œsophage des animaux lors de leur mise à mort et leur contenu gastrique chargé de germes pathogènes s'écoule dans le système sanguin et sur la carcasse par la plaie béante du cou.
En contradiction avec les principes sanitaires et éthiques élémentaires, la viande issue des filières d'abattage rituel est aujourd'hui écoulée dans les circuits de distribution classique, les cantines, les restaurants, la grande distribution, sans aucune information du consommateur.
Aujourd'hui en France, un steak sur deux est issu des filières d'abattage rituel casher ou halal et les consommateurs financent à leur insu des organisations religieuses parfois extrémistes.
Plusieurs grands pays musulmans ont interdit ces pratiques, mais pas la France.
Les gouvernements successifs, dont le sien, ont cautionné cette situation en empêchant tout débat parlementaire sur la question. Pourquoi ?

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