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le 29 juillet 2018 - Vote

Arrêtés autorisant par dérogation la chasse de centaines de milliers d'oiseaux à la glu, à la matole, aux pantes...

Sous prétexte de « traditions », le Ministère de la transition écologique et solidaire veut, comme les années précédentes, autoriser diverses pratiques cruelles de piégeage de centaines de milliers d’oiseaux. En plus d’être cruels, certains de ces pièges sont non-sélectifs :

  • La chasse aux pantes consiste à capturer l’Alouette des champs à l’aide de grands filets horizontaux (pantes) disposés au sol et déclenchés au moment opportun par un chasseur qui l’attire grâce à un appelant maintenu « au noir » pendant plusieurs jours.
  • La chasse à la matole consiste à capturer l’Alouette des champs à l’aide de petites cages tombantes (matoles) disposées au sol. (Technique également utilisée pour le braconnage des ortolans et des pinsons.)
  • La chasse à la glu consiste à enduire de glu de fins bâtons disposés dans les arbres et sur lesquels viendront se piéger les grives et les Merles noirs. Officiellement, les oiseaux capturés serviront tristement d’appelants pour la chasse à tir de leurs congénères.
  • La chasse tenderie aux vanneaux consiste à attirer les Vanneaux huppés et les Pluviers dorés à proximité de filets horizontaux qui se refermeront sur eux à la commande du chasseur. Un vanneau est attaché par la queue à une tige de fer avec une cordelette : le chasseur déclenche alors les cris de l’oiseau depuis sa hutte en tirant sur la cordelette à l’aide de ficelles.
  • La chasse tenderie au brancher consiste à capturer les merles et les grives à l’aide d’un collet ou « lac », confectionné avec du crin de cheval (selon la « tradition ») et soutenu par une branche sur laquelle est suspendue une grappe de baies (sorbier). Passant le cou dans le « lac » pour atteindre les baies, l’oiseau s’y pend lorsqu’il veut reprendre son envol et s’y étrangle.

(extrait de l'article de la LPO)

Tous les 1er octobre, la saison de chasse s’ouvre ainsi encadrée par des quotas départementaux qui sont stables depuis plusieurs années : 370 000 alouettes peuvent être capturées. Or, cette année, les alertes publiques concertant la chute vertigineuse des populations d’oiseaux se sont multipliées. L’alouette des champs, présente dans toute la France, aurait ainsi vu sa population chuter de 30 % en quinze ans selon des travaux du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle. En cause ? D’abord l’intensification des pratiques agricoles, l’utilisation des pesticides, mais aussi, avancent les défenseurs de la faune, la chasse dans le Sud-Ouest.

(extrait de l'article d'Aurélie Delmas, Libération)

En savoir plus : CYBERACTION de la LPO