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le 15 juillet 2015 - Source associative → Européenne

Ces parlementaires se félicitent de la radiation de la corrida du Patrimoine culturel immatériel de la France

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Les défenseurs de cette pratique barbare ne pourront plus prétendre être des représentants de la culture et de la tradition françaises. (extrait des propos de Laurence Abeille)
Grâce à cette importante décision judiciaire qui marque un arrêt à leurs prétentions, le chemin vers l’abrogation pure et simple de la corrida s’éclaircit un peu plus. (extrait des propos de Pascal Durand)
Si nous voulons être dignes d’une société moderne, commençons par interdire aux mineurs d’assister à ces spectacles sanglants et mettons fin à ces pratiques contraires à toutes nos valeurs. (extrait des propos de Sylvie Goy-Chavent)

Passage de l'article du CRAC "Corrida et patrimoine, réactions de personnalités" :

La corrida radiée du PCI : la corrida n’est pas respectable
Par Laurence Abeille

C’est évidemment une très bonne nouvelle, et bravo au CRAC Europe et à l’association Droits des animaux pour leur combat et leur persévérance. Les défenseurs de cette pratique barbare ne pourront plus prétendre être des représentants de la culture et de la tradition françaises. Ce n’est pas sérieux de considérer que la corrida, qui fédère contre elle la majorité des Français et qui est reconnue comme cruelle par notre Code pénal, puisse faire partie du patrimoine de la France. Non, la corrida n’est pas une tradition respectable, et oui, il faut tout faire pour l’abolir !

Laurence Abeille
Députée EELV
Dépositaire d’une proposition de projet de loi abolissant la corrida
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La corrida radiée du PCI : une victoire pour l’humanité
Par Pascal Durand

La victoire judiciaire obtenue le 1er juin par le CRAC Europe pour la protection de l’enfance et Droits des animaux pour faire retirer la corrida du patrimoine culturel immatériel français est une victoire collective pour l’humanité et un coup d’arrêt à la manipulation intellectuelle des quelques derniers partisans en France de cette pratique barbare venue d’un autre temps.

Se sachant marginalisés dans une société française qui n’accepte plus cette cruauté gratuite envers des animaux pris en otages de pratiques sadiques, les défenseurs de la corrida croyaient trouver dans le détournement de la culture un allié pour la faire classer au patrimoine de l’UNESCO et pouvoir continuer en toute impunité leurs sinistres « ballets » sanglants.

Grâce à cette importante décision judiciaire qui marque un arrêt à leurs prétentions, le chemin vers l’abrogation pure et simple de la corrida s’éclaircit un peu plus.

Pascal Durand
Député européen EELV
Signataire du manifeste abolitionniste du CRAC Europe
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La corrida radiée du PCI : le combat n’est pas fini
Par Sylvie Goy-Chavent

La tauromachie vient d’être rayée du patrimoine culturel immatériel de la France et je m’en félicite. Pourtant, le combat contre la barbarie est loin d’être terminé. En 2015, en France, on peut légalement torturer et mettre à mort un animal dans une arène. Et, qui plus est, on peut mettre en scène ce spectacle ultraviolent devant de jeunes enfants. Cela n’émeut personne et surtout pas notre gouvernement. Si nous voulons être dignes d’une société moderne, commençons par interdire aux mineurs d’assister à ces spectacles sanglants et mettons fin à ces pratiques contraires à toutes nos valeurs. La société française interdit aux mineurs certains jeux vidéo, elle censure certains programmes, elle est souvent la première à donner des leçons d’humanité au reste du monde et dans le même temps elle accepte que des parents emmènent leurs enfants assister à la torture d’un animal… On savait la pensée française en déclin, mais pourrons-nous à l’avenir compter sur nos institutions, à l’initiative de cette inscription à l’inventaire en 2011, pour redorer nos lauriers ?

Sylvie Goy-Chavent
Sénatrice UDI de l’Ain

Radiation de l’inventaire du patrimoine culturel de la nation : la corrida et le temps des vaches maigres !
Par Geneviève Gaillard

L’inscription de la corrida à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la nation a suscité plusieurs contentieux initiés par l’Alliance Anticorrida et surtout par le CRAC Europe et Droits des animaux. Je veux ici saluer leur pugnacité qui a fini par aboutir, car même si c’est plutôt indirectement, je suis convaincue que ces recours ont pesé.

En avril 2011, comme beaucoup, j’étais tombée des nues en apprenant cette inscription au patrimoine immatériel de la nation et furieuse des perspectives que cela offrait… mais au-delà, n’acceptant pas de m’y résigner, j’avais immédiatement et officiellement saisi le ministre de la Culture, à savoir M. Frédéric Mitterrand. A la lumière de sa réponse, j’avais fait l’attristant constat que l’inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel de la nation s’était en réalité faite sans aucune volonté politique, mais en catimini, à la discrétion de fonctionnaires un peu trop zélés et à la faveur d’une procédure des plus obscures.

Aujourd’hui, je constate que sa désinscription s’est effectuée pareillement, de façon on ne peut plus discrète par absence de renouvellement de cette inscription sur le site du ministère. Selon les termes mêmes du jugement du 1er juin dernier, « la décision d’inscription de la corrida à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France doit être regardée comme ayant été abrogée » sans que le ministère ait jugé bon de communiquer à ce sujet…

Le moins que l’on puisse en dire, c’est que l’ingrédient qui commande normalement une telle démarche de mise en valeur est totalement absent, à savoir la fierté. On n’a pas été fier de l’inscription et on n’a pas été fier de son retrait de l’inventaire. Cela en dit long sur les rapports ambigus de l’administration, du pouvoir en général avec la corrida et sur le porte-à-faux perpétuel qui en résulte vis-à-vis de l’opinion publique qui, elle, est bien plus tranchée dans son appréhension de cette barbarie ritualisée !

Je souhaite donc à l’occasion de cet épisode – nul doute en effet qu’un recours sera formé contre le jugement de juin – que toute la lumière soit faite sur les conditions présidant à l’inscription à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel, afin de faire reconnaître son flou, son absence de rigueur et de formalisme les plus élémentaires, et d’en réclamer au final la totale refonte.

Geneviève Gaillard
Députée PS
Dépositaire d’une proposition de projet de loi abolissant la corrida