Élevage

Marie-Christine Blandin dénonce les irrégularités des abattoirs et demande plus de contrôles

Personnalité politique (1)

Prise de position

Alès n'est peut-être pas un cas isolé. En effet, en 2013, l'Office alimentaire et vétérinaire européen dénonçait de graves non-conformités, des insuffisances de personnel et de formation, un manque de contrôles, une protection animale défaillante et des risques sanitaires dans les abattoirs de volailles et de lapins. En avril 2015, un nouveau rapport critiquait l'ensemble de la filière d'abattage, en pointant notamment l'absence de contrôles. (...) Monsieur le ministre, pouvez-vous vous engager à ce que la législation en matière de contrôles et de sanctions soit enfin appliquée, non seulement pour les abattoirs, mais également en matière d'élevage et de transports ?
(extrait de la question)

Question d'actualité au gouvernement de Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord :

Mme Marie-Christine Blandin. Monsieur le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, la semaine dernière ont été diffusées des images abominables sur les techniques d'abattage employées à l'abattoir d'Alès.

M. Alain Fouché. Bravo !

Mme Marie-Christine Blandin. Par leur cruauté, ces images ont fait fortement réagir et nous amènent à nous interroger sur le suivi des recommandations adressées à la France.

Alès n'est peut-être pas un cas isolé. En effet, en 2013, l'Office alimentaire et vétérinaire européen dénonçait de graves non-conformités, des insuffisances de personnel et de formation, un manque de contrôles, une protection animale défaillante et des risques sanitaires dans les abattoirs de volailles et de lapins.

En avril 2015, un nouveau rapport critiquait l'ensemble de la filière d'abattage, en pointant notamment l'absence de contrôles. Les réponses apportées par les autorités sont faibles, compte tenu de la gravité des faits !

M. Alain Fouché. C'est vrai !

Mme Marie-Christine Blandin. D'ailleurs, dans le cas de l'abattoir d'Alès, un contrôle sanitaire effectué le 4 septembre dernier avait établi l'existence de graves manquements.

Ces actes intolérables ne doivent plus se reproduire : il faut davantage de vétérinaires et des infrastructures mieux adaptées, afin d'écarter des contraintes de rendement qui contribuent à la commission de ces actes effroyables.

Je suis de celles qui pensent que le respect de la vie animale éduque au respect de la vie humaine.

Monsieur le ministre, pouvez-vous vous engager à ce que la législation en matière de contrôles et de sanctions soit enfin appliquée, non seulement pour les abattoirs, mais également en matière d'élevage et de transports ? (Applaudissements sur les travées du groupe écologiste, ainsi que sur certaines travées du RDSE, de l'UDI-UC et du groupe Les Républicains.)