a penché pour les animaux

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le 16 mars 2015 - Communication officielle

Le NPA dénonce le projet d'élevage-usine des 1000 veaux à Saint-Martial-le-Vieux

Positif mais préoccupation anecdotique pour les animaux

Avec eux, les membres du collectif « 1 000 voix – Novissen Creuse » dénoncent la concentration d’animaux qui entraînera l’utilisation importante d’antibiotiques ou anti-infectieux qu’on retrouvera dans la viande et les déjections. Le montage de cette production « hors sol » va générer un trafic de camions (pour le transport des animaux, de leurs aliments et litières), et des aménagements publics coûteux (forages pour fournir 40 m³ d’eau par jour).
extrait de l'article

Article du NPA :

Saint-Martial-le Vieux (23) : agriculture capitaliste, désertification des territoires !

Sur la carte des fermes usines qu’a publié la Confédération paysanne, on trouve la ferme-usine des 1000 veaux à Saint-Martial-le Vieux, dans la Creuse, un atelier d’engraissement au cœur du Parc naturel régional de Millevaches...

Aider les éleveurs en zone de montagne à trouver un débouché pour leurs jeunes bovins qui partent traditionnellement à l’engraissement en Italie n’est pas stupide... Sauf que ce projet démesuré sert d’alibi aux firmes de l’agroalimentaire et de la grande distribution pour faire du business ! Une infrastructure financée à 75 % par des fonds publics : 1 100 000 euros de subventions de l’État, de la région, du département de la Creuse, de la Communauté de communes des Sources de la Creuse...
La cinquantaine d’éleveurs, actionnaires de la SAS Alliance Millevaches, fourniront en jeunes bovins un des principaux opérateurs du marché français de la viande, la Société vitréenne d’abattage (SVA-Jean Rozé), filiale du groupe Intermarché(1). Ouvriers et gestionnaire pour s’occuper de l’atelier d’engraissement, avec terrains et toitures pour le photovoltaïque loués à la société privée Third Step, et un projet de méthanisation des 15 000 tonnes de déjections au bénéfice d’une société privée...

« Produire autrement » ?
Les agriculteurs de la Confédération paysanne du Limousin pensent, eux, qu’il faut « installer et maintenir des agriculteurs-éleveurs répartis sur le territoire, sur des fermes à taille humaine, avec relance de la production locale de protéines fourragères, et aide à l’engraissement sur la ferme ou en petits ateliers collectifs ».
Avec eux, les membres du collectif « 1 000 voix – Novissen Creuse »(2) dénoncent la concentration d’animaux qui entraînera l’utilisation importante d’antibiotiques ou anti-infectieux qu’on retrouvera dans la viande et les déjections. Le montage de cette production « hors sol » va générer un trafic de camions (pour le transport des animaux, de leurs aliments et litières), et des aménagements publics coûteux (forages pour fournir 40 m³ d’eau par jour).
Bien loin des discours du ministre de l’Agriculture qui parle de « produire autrement » et d’agroécologie… mais favorise les projets industriels au bénéfice de firmes capitalistes.

Correspondante

1. Un des principaux promoteurs du projet est Pierre Chevalier, ex-président de la chambre d’agriculture de Corrèze, maintenant au ministère de l’Agriculture où il défend les intérêts d’Intermarché. En février 2014, il a accompagné la restructuration de la filière pêche à Boulogne... dont 80 % de la flotte française est gérée par Intermarché !
2. « Nos Villages Se Soucient de leur Environnement » ou « Nos vies saines » née en 2010 contre l’usine à lait des 1 000 vaches dans la Somme.

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