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le 17 janvier 2015 - Source associative → Européenne

Ces parlementaires désapprouvent l'interdiction de pêcher les bars au chalut pélagique

Suite à la décision de la Commission européenne d’interdire la pêche du bar au chalut pélagique en zone nord (Manche, mer Celtique, sud de la mer du Nord) [...] deux eurodéputés bretons, Isabelle Thomas et Alain Cadec (également président de la commission Pêche du Parlement européen) et le député du Morbihan, Gwendal Rouillard [...] ont tenu à apporter leur soutien aux pêcheurs victimes de cette mesure et se sont déclarés choqués par la brutalité de la décision de Bruxelles.
extrait de l'article du CDPMEM 56

Article du Comité Départemental des Pêches Maritimes du Morbihan :

Les élus bretons soutiennent les pêcheurs de bar

Suite à la décision de la Commission européenne d’interdire la pêche du bar au chalut pélagique en zone nord (Manche, mer Celtique, sud de la mer du Nord), une réunion de crise s’est tenue au siège du Comité Départemental des Pêches Maritimes du Morbihan samedi 17 janvier. Etaient présents des pêcheurs de Lorient, de La Turballe et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Olivier Le Nezet (président du CDPMEM56 et du Comité Régional des Pêches de Bretagne), José Jouneau (président du Comité Régional des Pêches des Pays de la Loire) ainsi que deux eurodéputés bretons, Isabelle Thomas et Alain Cadec (également président de la commission Pêche du Parlement européen) et le député du Morbihan, Gwendal Rouillard.

Les trois élus ont tenu à apporter leur soutien aux pêcheurs victimes de cette mesure et se sont déclarés choqués par la brutalité de la décision de Bruxelles. Alain Cadec a évoqué un « diktat de la Commission européenne », Isabelle Thomas « une mesure discriminatoire à l’encontre des chalutiers pélagiques », Gwendal Rouillard « la nécessité d’alerter le gouvernement français pour qu’il intervienne au plus vite auprès des instances européennes ».

Comme l’a souligné Isabelle Thomas : « Certes il faut être vigilant sur le bon état de la ressource halieutique. Mais si l’objectif est résoudre la moindre abondance du bar, ne cibler que les chalutiers pélagiques n’a aucun sens ; tous les métiers doivent contribuer à l’effort. C’est une question de justice et d’équité. Il faut aussi poser le problème de la pêche de loisir qui est responsable de 30% des captures de bar en Europe ».

Gwendal Rouillard a tenu à rappeler l’importance de la pêche pour l’économie lorientaise. C’est pourquoi le député du Morbihan a mis l’accent sur la nécessité d’une action rapide : « Les pêcheurs et les élus doivent se rendre à Bruxelles pour faire valoir leurs propositions en faveur d’un encadrement de la pêche du bar. Ces propositions sont courageuses et elles peuvent être efficaces. Je vais aussi faciliter une rencontre avec les pouvoirs publics ».

En effet, dès jeudi après une réunion du bureau du Comité National des Pêches, une délégation de professionnels et d’élus des Comités des pêches rencontrera Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat en charge des Transports et de la Mer. Car l’important est maintenant de savoir comment répondre à cette interdiction. Parmi les pistes évoquées : l’établissement de quotas valables pour tous les métiers, la définition d’un plan de gestion pluri-annuel en concertation avec les professionnels, l’adoption de mesures compensatoires en faveur des armements concernés. Les professionnels présents à la réunion de Lorient ont rappelé qu’ils avaient proposé une augmentation de la taille minimale des captures de 36 à 40 cm et une baisse de 40% du nombre de jours de pêches pour les chalutiers pélagiques. A quoi s’ajouterait une limitation des débarquements par les autres métiers à 2,5 tonnes par mois toute l’année, avec une dérogation à 3 tonnes pour les ligneurs. Pour les chalutiers pélagiques se pose le problème d’une captation du marché : ce qui ne sera pas pêché par eux le sera par d’autres. Retrouver les mêmes débouchés commerciaux (au terme de l’interdiction) pourrait donc s’avérer difficile. Pour Eric Guygniec, armateur de 5 bateaux à Lorient: « Quand il y a un problème de ressource, on met en place un plan de gestion. On ne supprime pas un métier. Les mesures compensatoires ne sont pas satisfaisantes ; on est des pêcheurs, on ne veut pas d’argent pour rester le long du quai ».

Les regards se tournent aussi vers l’avenir. Il est essentiel en effet que cette interdiction ne soit que temporaire et ne soit pas reconduite en 2016. Les pêcheurs ne veulent pas connaître à nouveau ce qui s’était passé pour d’autres espèces (l’anchois notamment) où l’interdiction avait duré plusieurs années.