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le 25 juin 2018 - Subvention → Prise de position marquante → Local

La Région Nouvelle Aquitaine s'engage à cesser progressivement de subventionner le broyage des poussins, la castration à vif des porcelets et l'élevage en cage des poules

il est primordial pour la région Nouvelle-Aquitaine de contribuer à mettre fin sur son territoire à ces pratiques. En effet, la Nouvelle-Aquitaine, première région agricole d’Europe, qui comptabilise 7 % de l’élevage porcin et regroupe 22 % des exploitations françaises spécialisées en aviculture, est une région directement concernée par ce débat de société qui remet en question la légitimité :

  • du broyage des poussins vivants : à peine sortis de l’œuf, les poussins mâles sont déchiquetés par une broyeuse mécanique. Chaque année, en France, 50 millions de poussins subissent ce sort abominable ;
  • de la castration à vif et sans anesthésie des porcelets ;
  • de l’élevage en cage des poules pondeuses pratiqué dans d’immenses bâtiments sous éclairage artificiel, univers concentrationnaire pour des milliers de poules dont le bec a été coupé et qui n’ont jamais la possibilité de déployer leurs ailes dans des cages dont le fond a les dimensions d’une feuille A4.

Des alternatives existent pour mettre fin à ces pratiques d’une extrême cruauté.

Aussi, la Région Nouvelle-Aquitaine veut cesser progressivement d’ici la fin de la mandature d’octroyer tout financement direct à des entreprises ou industries qui s’adonneraient à ces pratiques. La Région s’engage à réunir les filières concernées pour définir les modalités d’action et les accompagner pour atteindre ces objectifs.

(extrait de la motion adoptée, proposée en séance plénière ce mardi 26 juin par le groupe Europe Écologie Les Verts, le groupe Génération.s, le groupe Radical de Gauche et le groupe Socialiste et apparentés)

Selon la motion, la Région s’engage à réunir les filières concernées pour définir les modalités d’action et les accompagner pour atteindre ces objectifs. Des élus de l’opposition ont également participé à l’adoption de ce texte.

Pour l’élu vert Nicolas Thierry, vice-président en charge de l’environnement et de la biodiversité, qui s’en est réjoui sur sa page Facebook, il s’agit d’ « un signal politique fort de la première Région agricole d’Europe au moment où la loi agriculture arrive au Sénat et reviendra bientôt en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale ».
(extrait de l'article de Rue89)