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Tribune pour une pérennisation de l'option végétarienne quotidienne dans la restauration scolaire

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Communication officielle

Végétalisation de l’alimentation National

Pour une démocratie alimentaire, protégeons le menu végétarien dans la restauration scolaire

Nous sommes maires, présidents et présidentes de collectivités de tous bords politiques, toutes et tous en charge des questions d’alimentation. Nous interpellons les ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé face aux risques de voir les menus végétariens disparaître de nos cantines scolaires.

Après trois années d’expérimentation du menu végétarien dans la restauration collective proposé par la loi EGalim, un consensus émergeait sur les bienfaits de ce menu équilibré pour la bonne santé des enfants et vertueux pour l’environnement. Pourtant, l’État semble vouloir persister à imposer une fréquence minimale de consommation de viande et de poisson chaque mois.

En effet, alors que le rapport sur l’expérimentation de l’alternative végétarienne quotidienne devrait être transmis fin février aux députés, un nouvel arrêté est en cours d’écriture précisant la fréquence minimale de consommation de viande et de poisson dans la restauration scolaire. Cette fréquence imposée pourrait rendre impossible l’alternative végétarienne pour la restauration scolaire.

Empêcher pour la restauration scolaire de proposer une telle alternative serait un pas en arrière sur de nombreux plans :

  • Pour la santé : réduire notre consommation de viande permet de réduire les risques de maladies chroniques d’origine nutritionnelle, comme l’obésité, le diabète, les maladies cardio-vasculaires ou encore les cancers. De plus, en l’absence d’alternatives, certains enfants végétariens se trouveraient alors contraints de consommer de la viande ou du poisson, ou de se satisfaire d’un repas sans protéines en supprimant la viande. L’ANSES a confirmé qu’un menu végétarien équilibré apporte la quantité de protéines nécessaire à la santé en associant légumes, légumineuses et céréales complètes et précise qu’il n’est donc pas pertinent de proposer de ce fait une fréquence maximale de menus sans viande ni poisson.
  • D’un point de vue social et sociétal : un repas végétarien est fondamentalement inclusif. Le Défenseur des droits a préconisé dans un rapport intitulé Un droit à la cantine pour tous, « une réflexion sur la généralisation du repas végétarien de substitution » qui constitue une alternative affranchie de freins éthiques, religieux ou sociaux. C’est un engagement de l’École publique républicaine d’être pleinement inclusive, le menu végétarien y contribue.
  • Pour le climat enfin : l’alimentation représente 24% de l’empreinte carbone des ménages français. La consommation carnée près de 2/3 de notre alimentation. Il est indispensable d’adapter notre système alimentaire aux enjeux climatiques et aux limites planétaires.

Qu’il s’agisse de la santé de nos enfants ou de la santé de la planète, les repas végétariens sont bénéfiques, et le gouvernement doit faciliter leur mise en place, pas l’entraver !

Aujourd’hui, en France, ce sont près de 200 communes qui ont adopté l’alternative végétarienne. Les parents et surtout les enfants, sont convaincus par cette alternative. Plutôt que de mettre un terme à une expérimentation qui a fait ses preuves, pérennisons-la ! Laissons aux familles le choix de leur alimentation. Inscrivons, dans la loi, la possibilité pour les communes volontaires d’adopter une alternative végétarienne.

Nous appelons donc les ministères compétents à pérenniser la possibilité d’adopter une alternative végétarienne dans les cantines scolaires

(Extrait de la tribune)

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