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Amendement n°217 visant à allonger les délais pour mettre fin à la détention des cétacés dans les delphinariums (rejeté)

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Prise de position

Amendement n°217
Déposé le vendredi 22 janvier 2021
Discuté

Texte visé : Texte nº 3791, adopté par la commission, sur la proposition de loi de Mme Laëtitia Romeiro Dias et plusieurs de ses collègues visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale (3661 rectifié)
Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
REJETÉ
(vendredi 29 janvier 2021)
Déposé par :
M. Éric Pauget Mme Bérengère Poletti M. Bernard Brochand Mme Emmanuelle Anthoine Mme Valérie Bazin-Malgras Mme Sylvie Bouchet Bellecourt M. Philippe Meyer M. Ian Boucard Mme Laurence Trastour-Isnart M. Rémi Delatte

ARTICLE 12
I. – À la première phrase de l’alinéa 19, substituer au mot :

« sept »

le mot :

« quinze ».

II. – En conséquence, à la même phrase, substituer au mot :

« deux »

le mot :

« quinze »

III. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au mot :

« dix »

le mot :

« quinze ».

Exposé sommaire
L’article 12 du présent texte interdit la détention d’animaux sauvages par les delphinariums et prévoit l’interdiction de la reproduction dans les bassins des spécimens de certaines espèces de cétacés ainsi que, sauf exceptions, la détention en captivité de spécimens de cétacés.

En France sont concernés par ces dispositions de nombreux parcs animaliers marins au nombre desquels le plus important d'Europe, implanté dans le département des Alpes-Maritimes depuis cinquante ans, qui accueille 1 million de visiteurs chaque année et dont l’activité a toujours été accompagnée et soutenue par les pouvoirs publics.

Il emploie plusieurs centaines de salariés, permanents et saisonniers, et participe à la préservation d’espèces marines ( dauphins, orques, otaries… ) et les dispositions contenues dans l’article 12 du présent texte ne manqueraient pas d’avoir des conséquences sociales désastreuses.

Bien entendu, il est impérieux de faire évoluer la législation actuelle et les problématiques relatives au bien-être animal doivent faire l'objet d'une attention croissante du législateur et des pouvoirs publics.

Toutefois, les conséquences de la crise sanitaire qui touche de plein fouet ce secteur remettent aujourd'hui en cause l’existence à court terme de ces entreprises ancrées dans les territoires et en cas de fermeture, c'est tout le tissu économique local qui sera impacté (licenciements, absence de saisonniers, baisse d'activité des fournisseurs et sous-traitants, etc.).

Aussi est-il indispensable, dans ce contexte, de permettre à ces entreprises de pouvoir dans des délais plus longs que ceux que propose le texte d’être en mesure de faire évoluer leur activité afin de mieux préserver les emplois qu’elles génèrent.

L’alinéa 19 de l’article 12 du présent texte dot être modifié en conséquence afin notamment, que les animaux actuellement en captivité puissent finir leur vie au sein des desdits parcs animaliers.

Tel est l’objet de cet amendement